Le copy trading, un produit désormais incontournable chez les brokers
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Le copy trading est devenu un élément essentiel des offres des brokers, représentant en moyenne 7,5 % de leur chiffre d’affaires. Bien qu’il ne suscite pas autant de critiques que le trading sur compte propre, ce produit reste parfois perçu avec méfiance par certains acteurs du secteur.
Aujourd’hui, il est rare de trouver un broker qui ne propose pas cette fonctionnalité. Même les grandes plateformes qui ne l’affichent pas explicitement offrent des services similaires, tels que des aperçus des activités des traders performants et des signaux de trading.
D’après le dernier rapport trimestriel de Finance Magnates, parmi les dix plus grands brokers en termes de volume, sept intègrent le copy trading dans leur offre. Des entreprises comme IG et Plus500 offrent des produits permettant de suivre les positions des traders les plus performants.
Cependant, Saxo Bank, qui avait précédemment adopté le copy trading, a changé de modèle économique, se positionnant désormais comme une plateforme d’investissement axée sur les produits dérivés.
Un intérêt en forte croissance depuis la pandémie
L’intérêt pour le copy trading a considérablement augmenté depuis le début de la pandémie de Covid-19. Les tendances récentes indiquent que les utilisateurs se tournent davantage vers ce service en période de volatilité accrue, ce qui en fait un atout pour les brokers qui l’offrent.
Le copy trading représente en moyenne 7,5 % des volumes
Une enquête menée auprès de dix brokers révèle que le copy trading représente en moyenne 7,5 % de leur volume total. Les pourcentages varient, atteignant jusqu’à 25 % pour certains et chutant à 0,5 % pour d’autres. Il est à noter que certaines sociétés annoncent des volumes de copy trading élevés, mais n’ont pas fourni de chiffres précis à ce sujet. Les volumes peuvent fluctuer, avec des estimations situant généralement leur part entre 5 % et 15 % des volumes totaux.
Des différences importantes selon les marchés
Il convient de mentionner que, bien que les volumes globaux semblent modestes, le copy trading peut jouer un rôle significatif sur certains marchés. Par exemple, un prestataire a indiqué que ce produit représentait une part plus importante en Amérique latine, où il est devenu essentiel pour rester compétitif.
Le copy trading comme outil marketing et de fidélisation
Des dirigeants d’entreprises interrogés sur le sujet ont exprimé une certaine ambivalence vis-à-vis du copy trading. Bien qu’ils ne le considèrent pas comme révolutionnaire, ils reconnaissent l’importance de l’intégrer pour répondre aux attentes des clients et des partenaires. Le copy trading est souvent perçu comme un produit d’entrée de gamme, facilitant la fidélisation des clients.
Edward Hancock, directeur des opérations chez Pelican, a souligné que l’ajout de ce produit a un impact significatif sur la fidélisation de la clientèle, permettant une acquisition de clients par le bouche-à-oreille, ce qui réduit les coûts d’acquisition.
Un rapport coût/bénéfice très favorable
Le coût d’intégration du copy trading est relativement faible comparé à d’autres produits, tels que les actions au comptant, qui impliquent des frais opérationnels élevés. La structure tarifaire de certaines entreprises, comme Pelican, permet aux brokers de ne payer que si le produit génère des revenus.
Cependant, le principal défi réside dans la nécessité d’avoir des ressources internes capables de promouvoir et de commercialiser le produit, ce qui est souvent négligé par les brokers à faible volume.
Le copy trading est-il une solution viable ?
En conclusion, le copy trading est une solution viable, mais son succès dépend d’efforts soutenus pour son développement et sa promotion.
Source : Finance Magnates



