
Les communications quantiques par satellites représentent une avancée majeure dans le domaine des technologies quantiques, qui connaissent un essor remarquable. Cette « seconde révolution quantique » repose sur la maîtrise des états quantiques individuels, tels que la superposition, l’intrication et le non-clonage, ouvrant la voie à des applications variées en communications, calcul et métrologie.
Les communications quantiques assurent des échanges sécurisés, dépassant les limites des cryptographies classiques telles que RSA et AES, et constituent le fondement du futur Internet quantique. Bien que les réseaux terrestres aient déjà démontré l’efficacité de la distribution quantique de clés (QKD), leur portée est entravée par les pertes dans les fibres optiques et l’impossibilité d’amplifier les états quantiques, comme l’indique le théorème de non-clonage. De plus, les répéteurs quantiques affichent une efficacité d’environ 50 %.
Les satellites, en utilisant des canaux optiques en espace libre, étendent cette portée à l’échelle continentale et intercontinentale. Cette méthode, mise en avant par plusieurs missions pionnières, est essentielle pour le développement d’architectures globales. Cet article explore les concepts fondamentaux, les architectures et les défis associés aux réseaux hybrides satellite/sol, allant des QKD à court terme aux réseaux d’information quantique avancés.
Source : Techniques de l’Ingénieur.




