
Mâle alpha et membre viril : le candidat d’ultradroite en Colombie multiplie les outrances
À quinze jours du premier tour de la présidentielle en Colombie, Abelardo de la Espriella, candidat du parti d’ultradroite Défenseurs de la patrie, se retrouve au cœur d’une polémique. En effet, il est en compétition serrée avec sa rivale de droite Paloma Valencia pour affronter la gauche au deuxième tour, selon les sondages. De la Espriella a suscité des réactions vives en raison de ses commentaires jugés misogynes.
Lors d’une interview sur la radio Piso 8, il a déclaré qu’une partie significative de ses votes féminins était attribuable à la taille de son sexe. De plus, il a demandé à une journaliste présente sur le plateau de faire un zoom sur une photo qui le mettait en valeur, ajoutant : « Non, mais ne sois pas timide, mon amour. » Bien qu’il ait présenté des excuses par la suite, ses propos ont laissé une empreinte durable, qu’il a tenté de justifier en les qualifiant de « contexte humoristique ».
Ce type de discours s’inscrit dans une stratégie plus large de dénigrement de la gauche, que De la Espriella promet d’« étriper ». Ses interventions témoignent d’un style provocateur qui semble viser à séduire un électorat masculin en jouant sur des stéréotypes de virilité.
La situation en Colombie est marquée par un contexte politique tendu, où les candidats évitent souvent les débats directs. Les commentaires d’Abelardo de la Espriella soulignent les défis liés à la représentation des femmes en politique et les attitudes persistantes envers le genre dans le discours public.
Source : El País América




