Collégienne tuée dans l’Aisne : le suspect mis en examen

Collégienne tuée dans l’Aisne : le suspect mis en examen

L’homme de 23 ans soupçonné d’avoir tué, mercredi 6 mai, la jeune Chloé, âgée de 14 ans, alors qu’elle se rendait à son collège de Fère-en-Tardenois, dans l’Aisne, a été mis en examen pour assassinat et viol. Il a été placé en détention provisoire, comme l’a annoncé le parquet de Laon, vendredi 8 mai.

Le procureur a retenu la charge d’homicide volontaire avec préméditation, ainsi que des faits de viol commis sur une mineure par un majeur ayant plus de cinq ans d’écart, le droit français stipulant que, dans ce cas, il ne peut y avoir consentement. Lors de ses derniers interrogatoires en garde à vue, le suspect a exercé son droit au silence, mais avait précédemment reconnu avoir agressé la jeune fille au couteau, tout en admettant avoir eu avec elle une relation amoureuse récemment terminée, tout en niant avoir eu l’intention de la tuer.

Un bourg sous le choc

Chloé, élève de troisième au collège Anne de Montmorency, a été mortellement agressée à l’arme blanche alors qu’elle se rendait en classe. Son cou présentait plusieurs plaies. Le suspect a été interpellé dans l’après-midi à Soissons, à 25 km de Fère-en-Tardenois, une commune de 2 800 habitants encore sous le choc de ce drame.

Peu d’informations sont disponibles sur le mis en examen, si ce n’est qu’il est sans profession, vit chez ses parents et est connu des services de police pour port d’arme illégal en 2023. L’information judiciaire devra déterminer les relations exactes entre lui et la victime, ainsi que s’il a été menaçant envers d’autres jeunes filles. Pour les faits qui lui sont reprochés, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat et jusqu’à vingt ans de prison pour viol.

À Fère-en-Tardenois, la commémoration du 8 mai a été l’occasion d’un moment de recueillement en hommage à Chloé, qui est considérée comme la plus jeune victime de féminicide en France. Selon la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, un chiffre qui pourrait atteindre 160 en 2025. Le site noustoutes.org a déjà comptabilisé 47 féminicides depuis le début de l’année.

Source : La Croix

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