Une baisse portée par les bâtiments et les transports
Le recul est déjà visible sur les six premiers mois de l’année : les émissions ont diminué de 4,1 % par rapport au premier semestre 2025. Le Citepa prévoit toutefois un ralentissement au second semestre, avec une baisse estimée à 1,3 %. Les chiffres pour 2026 restent provisoires et pourront être ajustés à mesure que de nouvelles données seront disponibles. ([citepa.org](https://www.citepa.org/emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-en-2026-une-baisse-de-28-attendue-selon-le-barometre-du-citepa/?utm_source=openai))
La baisse la plus importante en volume au premier semestre concerne les bâtiments résidentiels et tertiaires. Leurs émissions ont reculé de 3,7 Mt CO₂e, soit 12 %, par rapport à la même période en 2025. Le Citepa relie cette évolution à la diminution des émissions liées au chauffage, à l’eau chaude et à la cuisson, notamment en raison d’une consommation moindre de gaz naturel.
Dans les transports, les émissions du secteur routier ont diminué de 4,8 %. Le Citepa rapproche cette évolution du recul de 7,3 % des ventes de gazole au premier semestre 2026, dans un contexte de hausse des prix des carburants.
L’industrie de l’énergie à contre-courant
La tendance est différente pour l’industrie de l’énergie. Ses émissions devraient progresser de 3,6 % sur l’ensemble de l’année par rapport à 2025, selon les estimations du Citepa. Cette hausse attendue contraste avec les baisses observées dans les bâtiments et les transports.
Au total, le niveau prévu pour 2026, soit 349,4 Mt CO₂e, serait légèrement supérieur à la trajectoire indicative retenue dans la stratégie nationale bas-carbone. Le Citepa estime que la baisse annuelle prévue reste en deçà du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs de la France. ([citepa.org](https://www.citepa.org/emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-en-2026-une-baisse-de-28-attendue-selon-le-barometre-du-citepa/?utm_source=openai))
Un objectif climatique encore éloigné
La France s’est engagée à réduire ses émissions d’au moins 50 % en 2030 par rapport à 1990, ce qui correspond, selon les éléments rapportés, à un effort d’environ 5 % par an. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a qualifié la baisse attendue d’« encourageante », tout en estimant qu’elle ne permettait pas encore d’atteindre les objectifs climatiques.
Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau action climat, a pour sa part jugé que l’accélération de la transition écologique et juste n’était pas encore au rendez-vous. Elle a également alerté sur le poids des prix élevés des carburants, du chauffage et de l’alimentation pour les ménages et les entreprises.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
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