Un calendrier fixé pour le futur avion
Le document budgétaire prévoit le lancement du développement de l’avion opérationnel en 2029. L’objectif reste de doter les armées françaises d’une capacité opérationnelle au début des années 2040.
Lors d’une audition à l’Assemblée nationale le 8 octobre, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a indiqué que des travaux nationaux sur le « chemin critique » du futur appareil avaient été décidés dès juillet 2026. La commission de la Défense avait bien inscrit l’audition de la ministre à son programme de cette journée. ([assemblee-nationale.fr](https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/actualites-accueil-hub/projet-de-loi-de-finances-pour-2027-audition-de-catherine-vautrin-et-d-alice-rufo-du-chef-d-etat-major-des-armees-et-du-directeur-de-la-gendarm))
La ministre a également défendu la réutilisation des études et des avancées technologiques réalisées dans le cadre du SCAF. Selon elle, ces travaux ont permis aux industriels de progresser et ne sont pas perdus. Environ 2,5 milliards d’euros auraient déjà été investis dans le projet initial.
Des études à réemployer, un programme à financer
Les travaux menés portent notamment sur l’avion, son moteur, les drones d’accompagnement, les moyens de simulation, les capteurs, la connectivité et les technologies de furtivité. Le ministère entend s’appuyer sur ces acquis pour poursuivre le développement du futur système de combat.
La séparation entre les premières étapes et le programme complet reste toutefois essentielle. Des crédits sont prévus pour continuer les études et engager le développement, mais l’enveloppe nécessaire jusqu’à la mise en service n’est pas définitivement arrêtée. Le coût total est évalué à plusieurs dizaines de milliards d’euros.
Le financement dépendra aussi des arbitrages budgétaires. Le projet de loi de finances pour 2027 a été déposé à l’Assemblée nationale le 1er octobre 2026. Dans ce contexte, le budget des armées pourrait ne pas obtenir les quelque 6 milliards d’euros supplémentaires prévus, selon les éléments rapportés. L’ampleur des ressources disponibles demeure donc un point d’incertitude pour la suite du programme.
Une éventuelle coopération reste ouverte
La France peut s’appuyer sur des industriels nationaux, notamment Dassault pour l’avion, Safran pour le moteur et Thales pour des systèmes électroniques et des capteurs. Mais la capacité à réaliser l’appareil ne règle pas à elle seule les questions de financement, de risques technologiques et de conduite du programme jusqu’à son terme.
Un partenariat avec d’autres pays est évoqué pour développer un démonstrateur de chasseur-bombardier de sixième génération. Le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon ont lancé en 2022 leur coopération dans le cadre du Global Combat Air Programme. La Suède et l’Inde ont aussi été citées comme partenaires potentiels, mais aucune avancée des discussions n’a été confirmée dans les éléments disponibles.
Le calendrier de 2029 donne ainsi une échéance au projet français, sans préjuger de son financement final ni d’un éventuel cadre de coopération. Le successeur du Rafale reste attendu dans les années 2040.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : leJDD



