Armes de guerre, suspects très jeunes, faux livreurs : une femme séquestrée pour ses cryptomonnaies, cinq hommes interpellés

Armes de guerre, suspects très jeunes, faux livreurs : une femme séquestrée pour ses cryptomonnaies

Ce dimanche 10 mai, le parquet de Bordeaux et la gendarmerie ont donné de nouveaux détails sur la séquestration d’une femme de 57 ans à son domicile de Péchabou, près de Toulouse, le 23 mars 2026. Cinq suspects sont mis en examen et écroués dans cette affaire d’extorsion de cryptomonnaies.

Lors d’un point presse organisé à Bordeaux, le procureur de la République Renaud Gaudeul et la gendarmerie nationale ont précisé le mode opératoire des malfaiteurs. Cinq jeunes suspects, âgés de 17 à 24 ans, ont été interpellés, dont deux près de Nîmes à l’issue d’une course-poursuite. Les enquêteurs décrivent une délinquance violente, de plus en plus jeune et organisée via les réseaux sociaux.

Les faits se sont déroulés le 23 mars 2026. Une femme de 57 ans a ouvert la porte à un homme se présentant comme livreur. « Au moment même où elle ouvre la porte, cet individu pénètre dans les lieux, suivi par trois autres personnes », a expliqué Renaud Gaudeul. Les suspects, cagoulés et armés, ont menacé la victime pour obtenir ses codes d’accès, permettant le transfert de 1,12 bitcoin, soit environ 68 000 euros.

Les gendarmes de la section de recherches de Toulouse ont rapidement lancé les investigations, retrouvant le véhicule utilisé lors de l’attaque, un véhicule volé quelques jours auparavant. Dans la nuit du 30 au 31 mars, les enquêteurs ont repéré les suspects à Nîmes, ce qui a conduit à une intervention des forces de l’ordre. Deux armes de guerre, dont une kalachnikov AK-47, ont été découvertes dans le véhicule abandonné.

Deux hommes de 21 et 22 ans ont été interpellés, suivis de trois autres suspects, dont un mineur de 17 ans, arrêtés le 4 mai en région marseillaise. Les enquêteurs notent une nouvelle forme de criminalité, avec des jeunes souvent recrutés sur internet pour des missions d’extorsion. Renaud Gaudeul a souligné le phénomène inquiétant de la jeunesse des suspects, précisant que des mineurs sont régulièrement mis en examen.

Les autorités constatent une hausse significative des affaires liées aux cryptomonnaies. En 2024, environ 15 faits avaient été enregistrés au niveau national, tandis qu’en 2025, ce chiffre a atteint une soixantaine. Depuis le début de l’année 2026, plus de 40 faits ont été rapportés en seulement quatre mois.

Les enquêteurs mettent en garde contre une méthode récurrente : les victimes reçoivent d’abord des appels de faux policiers ou agents du ministère de l’Intérieur, avant l’arrivée d’un faux livreur. Les autorités recommandent aux détenteurs de cryptomonnaies d’être vigilants et de signaler tout contact suspect.

Source : France Télévisions

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