
Chloé, interdite de Festival de Cannes en raison de son engagement écologique
Un an après avoir perdu son emploi, Chloé, une professionnelle du cinéma, exprime sa colère face à la décision qui l’a empêchée de travailler au Festival de Cannes 2025. Elle déclare : « J’ai encore honte d’avoir perdu mon travail pour ces raisons-là, mais je refuse que mes opinions soient réprimées de la sorte. » Depuis 2012, elle collaborait en freelance pour la Semaine de la critique, mais le 30 avril 2025, son employeur lui a annoncé qu’elle ne pourrait pas remplir ses missions en raison d’un avis défavorable des services de sécurité de la sous-préfecture de Grasse.
Cette interdiction fait suite à un décret de sécurité intérieure, mis en place après les attentats de 2015, qui permet aux autorités de restreindre l’accès à certaines zones lors d’événements jugés sensibles. Le système de criblage de données, introduit en 2017, relie plusieurs fichiers, dont celui des antécédents judiciaires, permettant ainsi une surveillance accrue des personnes impliquées dans ces événements.
Chloé, bien qu’elle n’ait jamais été condamnée, a été identifiée lors de mobilisations écologiques, notamment contre le projet de ligne ferroviaire Lyon-Turin. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la discrimination politique et à la répression des militants écologistes, comme l’indiquent plusieurs syndicats, dont la CGT et Sud Culture, qui dénoncent des dérives autoritaires.
Les conséquences de cette décision sont significatives pour Chloé, qui estime qu’il lui sera désormais impossible de travailler pour le Festival de Cannes. Elle a déposé un recours gracieux auprès des autorités, mais son avenir professionnel reste incertain.
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre l’engagement écologique et les mesures de sécurité étatiques, dans un contexte où la criminalisation des activistes pour le climat semble s’intensifier.
Source : Reporterre




