
C’est le moment de faire la chasse aux œufs… de moustiques tigres
Dès le début du mois de mai, les moustiques tigres commencent à réapparaître. Selon Gilles Blanc, naturaliste au CEN PACA, ces insectes, dont les œufs ont été pondus à l’automne précédent, éclosent avec l’augmentation des températures et la présence d’eau stagnante. Bien que chacun puisse agir pour limiter leur prolifération, ces moustiques se développent dans des quantités d’eau minimes, souvent invisibles au quotidien.
Gilles Blanc précise : « Il suffit de les priver d’eau ». Cependant, cette tâche s’avère plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, le moustique tigre pond dans de très petites zones d’eau, telles que des coupelles oubliées ou des jouets d’enfants, qui peuvent rapidement devenir des lieux de reproduction.
Contrairement à une idée reçue, ces moustiques ne se reproduisent pas dans les grands plans d’eau comme les étangs ou les marais. Ils préfèrent les micro-zones, souvent présentes dans les environnements urbains. En seulement deux semaines, le cycle de vie du moustique est complet : une semaine pour passer de l’œuf à la larve, puis au moustique adulte. Quelques centilitres d’eau suffisent pour favoriser leur développement.
Il est également important de noter que le moustique tigre ne se déplace que sur de courtes distances, généralement entre 100 et 200 mètres. Ainsi, les moustiques qui piquent les habitants d’un quartier sont souvent issus de leur propre jardin ou de ceux de leurs voisins.
Pour limiter leur prolifération, la prévention est essentielle. Gilles Blanc déconseille l’utilisation d’insecticides, qui pourraient nuire à d’autres espèces d’insectes. Voici quelques gestes simples à adopter :
- Vider toutes les eaux stagnantes après chaque pluie.
- Nettoyer régulièrement les coupelles et les récipients.
- Couvrir ou ranger les objets pouvant retenir l’eau.
- Entretenir les gouttières pour éviter les stagnations.
- Rincer les surfaces pour éliminer les œufs.
Ces mesures simples, comme un coup de chiffon, peuvent se révéler efficaces sans recourir à des produits chimiques.
En plus des nuisances causées par les piqûres, le moustique tigre représente un enjeu sanitaire, car il peut transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le zika, bien qu’il ne soit pas porteur de ces virus de manière naturelle.
Merci à Gilles Blanc, naturaliste au CEN PACA – Conservatoire d’Espaces Naturels, pour ses conseils.
Source : CEN PACA





