Un ancien surveillant du centre pénitentiaire de Saran condamné pour harcèlement sexuel et proxénétisme
Un ancien surveillant du Cepos, centre pénitentiaire d’Orléans-Saran, a été condamné ce mardi 5 mai par le tribunal correctionnel d’Orléans à 30 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Âgé de 38 ans, il était absent lors de l’audience pour des raisons professionnelles. Deux plaintes avaient été déposées à son encontre.
Les faits reprochés se sont déroulés entre 2017 et 2019. Une première plainte a été déposée par une collègue pour harcèlement sexuel et exhibition. Elle a affirmé que le surveillant s’était masturbé devant elle à deux reprises lors des relèves sur les miradors. La victime a déclaré : « Il me fixait, me souriait ». Elle a également expliqué avoir été en couple avec lui, mais avoir mis fin à leur relation, ce qui aurait entraîné un harcèlement de sa part.
Des témoignages recueillis au sein du Cepos révèlent que le trentenaire avait la réputation d’être insistant avec les femmes, allant jusqu’à commenter leur apparence physique. Malgré les alertes de collègues, la hiérarchie n’a pas pris de mesures contre lui.
En parallèle, il a été accusé de proxénétisme pour avoir contraint une mère de famille, une Gabonaise sans papiers, à se prostituer. Il fixait les rendez-vous via un site spécialisé et a déclaré lors de sa garde à vue que c’était pour l’aider financièrement. Un expert psychiatre a noté qu’il souffrait d’une libido déviante et d’un besoin de voyeurisme, des éléments corroborés par la découverte de plus de 700 vidéos et photos d’ébats sexuels sur son ordinateur.
Malgré la plaidoirie de son avocate, qui a soutenu que les accusations de harcèlement reposaient uniquement sur « la parole d’une collègue », le tribunal a retenu les faits et a prononcé la condamnation. En plus de sa peine de prison, l’homme a reçu une interdiction à vie d’exercer dans la fonction publique, ayant déjà été contraint de quitter l’administration pénitentiaire après sa mise en examen.
Source : Ici.fr





