« Cela a gâché mon adolescence » : cette habitante des Yvelines vit avec la maladie de Lyme depuis 10 ans

Cela a gâché mon adolescence : Alexie-Morgane et la maladie de Lyme

À l’approche des beaux jours dans les Yvelines, les promeneurs sont de plus en plus nombreux à arpenter les forêts. Cependant, une menace peut assombrir ces moments de détente : les tiques. Ces petites créatures, mesurant entre 3 et 6 mm, peuvent transmettre la maladie de Lyme lorsqu’elles sont infectées. En 2024, la France a enregistré environ 35 147 cas diagnostiqués. Selon un baromètre de Santé publique France, 28 % de la population a déclaré avoir été piquée au moins une fois par une tique au cours de sa vie, et 5 % au cours des douze derniers mois.

En voyage en Allemagne

La maladie de Lyme, également connue sous le nom de borréliose, peut être traitée efficacement par des antibiotiques si elle est détectée précocement. Dans le cas d’Alexie-Morgane, 24 ans, résidente de Saint-Arnoult-en-Yvelines, un diagnostic tardif a conduit à des complications chroniques. Elle raconte : « J’ai été diagnostiquée en août 2017, mais je pense que je l’ai attrapée en 2016 lors d’un voyage scolaire en Allemagne. »

« On m’a diagnostiqué une grippe »

De retour en France, Alexie-Morgane développe de la fièvre à 40°C. Malheureusement, le diagnostic initial était une grippe, car aucune tique n’avait été détectée. Elle précise : « À 14 ans, on ne se laisse pas toujours inspecter par sa mère. » Les mois passent, et ses symptômes s’aggravent, entraînant fatigue intense et douleurs persistantes.

« Je n’arrivais pas à tenir debout ni à me concentrer »

Au fil du temps, les symptômes deviennent de plus en plus sévères : perte de connaissance, hallucinations et incapacité à marcher. « En seconde, j’ai assisté à l’école une quinzaine de jours. Je n’arrivais pas à tenir debout ni à me concentrer », se souvient-elle. Après une hospitalisation, elle commence à ressentir une amélioration.

« Je chope tout ce qui traîne »

Neuf ans après, la maladie est toujours présente, bien qu’elle soit stabilisée. « Les tests sanguins montrent que j’ai toujours des anticorps. Je n’ai plus de traitement, sauf en cas de crise. Ma santé est précaire, et je suis souvent malade », confie-t-elle.

« Je refuse de me plaindre »

Malgré ces défis, Alexie-Morgane a récemment obtenu son master en Histoire du patrimoine et des musées à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle se questionne sur son avenir professionnel et personnel, notamment sur la possibilité d’avoir des enfants. « J’hésite à leur transmettre la maladie, mais je refuse de me plaindre. »

« Cette maladie est encore méconnue »

Alexie-Morgane souligne le manque de sensibilisation autour de la maladie de Lyme. Elle regrette que certains professionnels de santé ne soient pas suffisamment informés. Elle envisage de relancer l’association Action Lyme Sud Yvelines, créée par sa mère, pour sensibiliser le public.

« Il est crucial de surveiller l’apparition de l’érythème migrant, qui indique le début de la maladie. Un traitement de 21 jours est souvent efficace », rappelle-t-elle.

Des règles élémentaires à respecter

Elle insiste sur l’importance de la prévention : « En forêt, il faut se couvrir les bras et les jambes et s’inspecter après la sortie. Ne retirez jamais une tique avec des doigts ou une pince à épiler, utilisez un tire-tique. »

Cet article met en lumière les conséquences de la maladie de Lyme sur la vie d’Alexie-Morgane et souligne l’importance de la sensibilisation et de la prévention face à cette maladie encore largement méconnue.

Source : Fabien Dezé, Actu.fr, publié le 29 avril 2026.

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