Violences dans le périscolaire : les parents face à l’insoutenable - C'est en France

Violences dans le périscolaire : les parents face à l’insoutenable

À Paris, des parents expriment leur inquiétude croissante en raison des révélations récurrentes de violences physiques et sexuelles touchant des enfants de maternelle. Ces faits graves se seraient produits durant les temps périscolaires, notamment à la garderie et à la cantine. Depuis le début de l’année 2026, 78 animateurs ont été suspendus dans la capitale, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles. Ce phénomène s’étend également à d’autres régions de France, soulevant des questions sur les dysfonctionnements du système.

Sur le parvis de l’hôtel de ville, une manifestation rassemblant des dizaines de parents a eu lieu récemment. Ils exigent des mesures concrètes pour assurer la sécurité de leurs enfants. « Ce qu’on aimerait, c’est que la confiance soit rétablie au plus vite et qu’on puisse retrouver un fonctionnement normal », a déclaré Lyna, une mère d’élève qui a retiré ses enfants du périscolaire.

Des signaux d’alerte ignorés

Des témoignages de parents mettent en lumière des situations préoccupantes. Nathalie, dont le fils de 8 ans a fréquenté une des écoles concernées, a noté des comportements violents chez son enfant. « Il disait toujours ‘je les déteste. Je n’aime pas. Je ne veux pas aller au périscolaire' », a-t-elle confié. D’autres parents, comme Olivier, ont découvert des problèmes de sommeil chez leur fille et des blessures sur leur fils, en lien avec des violences au sein de l’établissement.

La vérité des enfants trop souvent mise en doute

Les enfants victimes de ces violences subissent souvent des séquelles psychologiques durables. La lenteur des procédures judiciaires aggrave leur traumatisme, car ils doivent répéter leur récit plusieurs fois. Selon le pédopsychiatre Luis Alvarez, la parole des enfants est trop souvent mise en doute, malgré des études indiquant qu’ils mentent dans moins de 1 % des cas.

Des témoignages continuent d’affluer auprès du collectif SOS périscolaire, qui a lancé un appel à témoignages en 2021, recevant plus de 80 récits en seulement dix jours, révélant un problème systémique.

Un manque de formation et un recrutement défaillant

Les témoignages soulignent un manque de formation des animateurs et des conditions de travail précaires, contribuant à ces dérives. Face à l’ampleur de la situation, la Ville de Paris a mis en place un plan d’action de 20 millions d’euros pour mieux protéger les enfants dans le périscolaire. Ce plan inclut l’amélioration des procédures de signalement, la formation des animateurs et la création de cellules d’écoute pour les enfants victimes.

Des initiatives de sensibilisation au consentement émergent également, soulignant l’urgence de mieux écouter et protéger les enfants.

Source : France24

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