
Un boulanger de Bourgoin-Jallieu risquant 5 000 euros d’amende invoque l’accord du Premier ministre
Ce vendredi 1er mai, un artisan boulanger de Bourgoin-Jallieu, dans l’Isère, a été contrôlé par l’inspection du travail pour avoir employé ses salariés en dépit de l’interdiction légale en vigueur. Malgré les promesses gouvernementales d’une tolérance pour les professionnels du secteur, l’absence d’une nouvelle loi crée une situation d’incertitude pour les commerçants.
À 8h30, deux inspecteurs du travail ont visité la boulangerie « Le Pétrin Dauphinois ». Le propriétaire, Eric Amieux, a été informé de l’illégalité de sa situation. Il a déclaré : « L’inspectrice m’a dit que je n’avais pas le droit d’être ouvert avec des salariés. Je lui ai répondu qu’on avait l’accord du Premier ministre. Elle m’a dit que ce n’était dans la loi. »
Bien que le gouvernement de Sébastien Lecornu envisage une réforme pour 2027, le cadre législatif actuel interdit toujours l’emploi de salariés le 1er mai dans ce secteur.
Pour ses sept employés présents, Eric Amieux risque théoriquement une amende supérieure à 5 000 euros. Cependant, il reste serein, affirmant avoir respecté les futures règles du projet de loi, notamment le volontariat et le doublement du salaire. « Ça ne me fait vraiment pas peur », a-t-il ajouté, en se basant sur les promesses du gouvernement concernant d’éventuelles sanctions.
Ce contrôle intervient après une décision du Conseil d’État qui a mis en lumière le recul du gouvernement. Pour éviter une condamnation, Matignon a supprimé, le 28 avril, son communiqué initial promettant une « tolérance administrative ». Le nouveau texte gouvernemental se veut moins précis, stipulant simplement que les fleuristes et boulangers doivent pouvoir ouvrir « sereinement » tout en répondant aux « éventuelles difficultés ». Cette ambiguïté laisse les inspecteurs du travail libres de verbaliser, au grand dam des artisans qui espéraient un cadre juridique clair et sécurisé.
Source : RMC.






