1er-Mai : « Il faut leur laisser le choix »… Dans ces boulangeries et fleuristes, les clients se pressent

Il faut leur laisser le choix

Les boulangeries et fleuristes de Rennes ont ouvert leurs portes ce vendredi 1er mai, malgré le flou juridique entourant ce jour férié. À la boulangerie Coupel, située rue Saint-Hélier, les clients se pressent déjà en nombre. Isabelle, une vendeuse, indique que l’année précédente, le magasin était resté fermé par crainte de verbalisations. Cette année, la boulangerie est ouverte pour la Fête du travail, une décision qui s’inscrit dans un contexte incertain où peu de salariés sont autorisés à travailler.

Céline Houdou, propriétaire du fleuriste « Allons voir la rose », souligne l’importance de soutenir la filière horticole, en particulier pour le muguet, dont la vente est cruciale en ce jour. Elle témoigne : « Je le fais avant tout pour soutenir la filière horticole. Il y a un gros enjeu avec le muguet. Si on n’ouvre pas, ça a des conséquences derrière. »

Le flou autour des autorisations de travail en ce jour férié est source de confusion. En Isère, une boulangerie a été verbalisée pour avoir fait travailler des salariés, tandis que l’an dernier, plusieurs commerces de Vendée avaient également été sanctionnés avant d’être relaxés. Céline Houdou précise qu’elle a choisi de ne pas faire travailler ses employés, non par crainte, mais pour leur offrir un jour de repos.

Les clients disent oui aux petits commerces

Ce matin, les rues de Rennes montrent un contraste : peu de commerces sont ouverts, loin du chiffre de 70 % annoncé par certains représentants de la boulangerie. En revanche, les enseignes ouvertes attirent une foule importante. Thomas, un client, exprime son soutien aux petits artisans, soulignant que pour eux, un jour de travail supplémentaire est vital pour couvrir leurs charges.

Dans la commune de Vern-sur-Seiche, Gaëlle, une enseignante expatriée, partage son avis sur l’ouverture des petits commerces : « Je trouve que c’est bien de laisser les petits commerces ouvrir s’ils en ont envie. »

Surtout pas les grandes surfaces

Christiane, une retraitée du secteur hospitalier, attend de vendre les derniers brins de muguet. Elle considère que la journée du 1er mai doit rester sacrée, sauf pour ceux qui choisissent de travailler volontairement. Elle insiste sur le fait qu’il ne faut pas ouvrir les grandes surfaces, mais plutôt laisser la liberté aux petits commerces.

Dans le café voisin, des étudiants, volontaires pour travailler ce jour-là, sont payés double. Leur patron, Philippe Jouanin, défend l’idée que chacun devrait pouvoir décider d’ouvrir ou non. Son établissement, habituellement ouvert tous les jours sauf le 25 décembre et le 1er janvier, attire une clientèle en quête de services.

Conclusion

La question de l’ouverture des commerces le 1er mai soulève des débats sur la liberté d’entreprendre et la nécessité de respecter un jour de repos. Les petites enseignes, comme les boulangeries et fleuristes, semblent bénéficier d’une forte demande, tandis que le flou juridique persiste quant aux autorisations de travail.

Source : 20 Minutes.

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire