
Banque privée, plateforme Web ou conseiller patrimonial : quel accompagnement choisir ?
Les ménages disposent aujourd’hui d’une multitude d’options pour leur accompagnement patrimonial, que ce soit via des banques privées, des plateformes en ligne ou des conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Selon Mai Trinh, directrice de HSBC Private Bank France, « plus le patrimoine est élevé, plus les besoins se complexifient, avec souvent une dimension internationale ».
Les patrimoines situés entre 200 000 et 5 millions d’euros sont particulièrement convoités. Au-delà de ce seuil, un pôle de gestion de fortune peut s’avérer indispensable. En revanche, pour les patrimoines inférieurs, une banque traditionnelle ou une plateforme en ligne peut suffire. Il est important de noter que le conseil patrimonial implique des coûts variables, ce qui rend difficile l’établissement d’une fourchette de prix par type d’acteur. Néanmoins, comparer les modèles et les prestations peut aider à identifier la solution la plus adaptée à chaque situation.
Les banques privées appliquent plusieurs types de rémunérations pour leurs services : frais de transactions, frais de conservation pour la tenue de compte, rétrocessions de commissions de fournisseurs, et frais de mandat. Certaines imposent également un forfait annuel, par exemple, 460 euros chez Milleis, 800 euros chez Neuflize OBC, 600 euros chez Société Générale, et 1 000 euros chez BNP Paribas. Un sondage de Swiss Life Banque privée réalisé fin 2025 indique que 22 % des Français aisés jugent les banques privées coûteuses. Hervé Mercier Ythier, président de son directoire, souligne que « le vrai sujet n’est pas le prix, mais la création de valeur pour le client, qui nécessite des ressources chères ».
Ces établissements offrent diverses expertises, notamment des ingénieurs patrimoniaux, des conseillers en investissement, et des spécialistes dans des domaines variés comme l’immobilier, l’art ou la philanthropie. Les banquiers privés sont souvent perçus comme plus disponibles que les conseillers bancaires traditionnels, en raison d’un nombre réduit de clients à gérer. En outre, ils organisent fréquemment des événements réservés à leur clientèle.
Source : HSBC Private Bank France, Swiss Life Banque privée.






