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Au Robert : des travaux en bord de mer suscitent l’inquiétude
Un chantier au Robert, en Martinique, attire l’attention de l’association Assaupamar. La construction d’une maison de 235 m² répartis sur trois niveaux, accompagnée de travaux de remblai, d’enrochement et de voirie, est dénoncée par sa présidente, Rosalie Gaschet. Elle affirme : « On a l’impression qu’une parcelle a été créée sur la mer », soulevant des préoccupations concernant la conformité des travaux avec les réglementations sur le domaine public maritime.
Table des matières
Soupçons d’irrégularités
Pierre Gallet de Saint Aurin, membre de l’association, évoque une « verrue » sur le littoral, s’interrogeant sur l’absence d’affichage du permis de construire et le non-respect de la servitude de passage piéton de 3 mètres. Il souligne également que les remblais pourraient constituer un gain illégal sur le domaine maritime, en plus de la présence d’un ponton et d’un aménagement pour bateau, nécessitant des autorisations spécifiques.
Impact environnemental
Des premières observations indiquent que le projet pourrait avoir des conséquences sur l’écosystème côtier, avec une modification du trait de côte et un impact potentiel sur des palétuviers, espèces protégées par la convention de Carthagène. Pierre Gallet de Saint Aurin précise que toute atteinte à ces espèces doit être justifiée par une dérogation et une compensation.
Réactions des autorités
Le service urbanisme de la mairie a validé le projet avec un permis de construire délivré en 2023. Cependant, certains aménagements ne seraient pas conformes à cette autorisation. La ville a demandé au propriétaire de se rapprocher des services compétents pour régulariser la situation. L’adjointe Marie-Claude Lise a annoncé l’ouverture d’investigations, soulignant que des interrogations subsistent.
Complexité foncière
La situation foncière complique davantage le dossier. Bien que la parcelle soit cadastrée, elle pourrait relever de l’agence des 50 pas géométriques, qui affirme ne pas être compétente pour des zones proches du rivage. La question demeure : comment expliquer la présence d’un terrain figurant sur les plans alors qu’il est situé dans la mer ?
À ce stade, plusieurs zones d’ombre persistent, et la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) est attendue pour apporter des réponses.
Source : La1ere.franceinfo





