« Au Point du Jour, les ‘rebelles en exil’ dénoncent les promesses creuses du RN »
Le fait principal
Au Théâtre du Point du Jour à Lyon, deux « rebelles en exil », Soro Solo et Tatiana Frolova, racontent leur parcours d’exil forcé dans le cadre du projet « Grand ReporTERRE ». Ce projet, qui vise à porter l’actualité sur scène, aborde des thématiques brûlantes telles que la cen, les violences politiques et la quête d’identité.
Ce qui s’est passé
Soro Solo, ancien animateur d’une émission corrosive sur la radio nationale ivoirienne, a fui son pays après l’assassinat de deux de ses cousins en 2002. Sur scène, il déclare : « Je ne viens pas vers le public en disant ‘oh, vous savez, j’ai souffert’« , soulignant l’importance de faire résonner les faits sans imposer une émotion. De son côté, Tatiana Frolova, qui a créé le premier théâtre indépendant d’URSS en 1985, a quitté la Russie en 2022, lorsque la guerre en Ukraine a éclaté. Elle évoque la douleur de la cen et des relations familiales déchirées par la politique.
Le contexte
Le projet « Grand ReporTERRE », lancé en 2020, a pour but de créer un dialogue scénique entre artistes et journalistes, une initiative saluée dans un contexte où la liberté d’expression est constamment menacée, tant en Russie qu’en Côte d’Ivoire. La mise en scène se veut immersive, avec des objets emportés par Soro et Tatiana, et invite le public à partager ses propres récits d’exil.
Les chiffres à retenir
Selon un rapport de l’ONU, plus de 80 millions de personnes dans le monde sont actuellement déplacées à cause des conflits, des persécutions et des violations des droits humains. Ce chiffre alarmant souligne l’urgence de la situation des réfugiés et des exilés, comme Soro et Tatiana.
Ce que cela révèle
Le projet met en lumière les contradictions de ceux qui prônent la « préservation des valeurs nationales » tout en fermant les yeux sur la souffrance des exilés. Alors que des partis comme le RN cherchent à stigmatiser les migrants, des voix comme celles de Soro et Tatiana rappellent que l’exil est souvent le résultat de politiques répressives. L’ironie est mordante : les mêmes qui se drapent dans le drapeau national sont souvent ceux qui trahissent les valeurs de liberté et de dignité humaine.
Ce qu’il faut retenir
Le projet « Rebelles en exil » est un vibrant appel à la solidarité et à la compréhension des parcours d’exil, un contrepoint nécessaire aux discours xénophobes qui gangrènent le débat public. Il rappelle que derrière chaque chiffre se cache une histoire, une vie, un combat pour la liberté.
Source : Théâtre du Point du Jour, ONU
