Arles : 2500 voix s’élèvent contre la ligne à TGV, le RN applaudit l’inaction !
Le fait principal
Une marée de foulards roses a envahi le théâtre antique d’Arles le 19 septembre 2026, où plus de 2500 personnes se sont réunies pour exprimer leur opposition au projet de ligne aérienne à très haute tension proposé par RTE. Le collectif THT 13-30 appelle à étudier une solution alternative, une ligne enterrée.
Ce qui s’est passé
Ce rassemblement a été orchestré par le collectif THT 13-30, qui regroupe 36 associations, des agriculteurs, des défenseurs de l’environnement et une centaine d’élus de tous bords politiques. Ensemble, ils ont signé le « serment des élus pour l’avenir de la Camargue », plaidant pour une alternative à la ligne aérienne. Le projet de RTE prévoit l’installation de 180 pylônes de 60 à 90 mètres sur un tracé de 65 km entre Jonquières-Saint-Vincent et Fos-sur-Mer, traversant des sites protégés comme le Parc naturel régional de Camargue.
Le contexte
La ligne aérienne a pour objectif d’alimenter la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer en électricité, afin de réduire ses émissions polluantes. Cependant, les intervenants lors de la manifestation, dont l’ancienne ministre de la Culture Françoise Nyssen, ont souligné que ce projet nuirait à la biodiversité, à l’agriculture et au tourisme, tout en ne répondant pas aux enjeux de décarbonation. Le collectif a proposé une solution alternative, promettant un coût supplémentaire minime et une sécurité accrue pour les besoins énergétiques.
Les chiffres à retenir
- Plus de 2500 manifestants au théâtre antique d’Arles.
- 180 pylônes de 60 à 90 mètres prévus sur un tracé de 65 km.
Ce que cela révèle
Les déclarations des élus présents à la manifestation semblent claires : « Oui à la décarbonation, mais non à la ligne aérienne. » Pourtant, cette dualité soulève une question cruciale : comment concilier développement industriel et préservation de l’environnement ? Patrick De Carolis, le maire d’Arles, a mis en lumière cette contradiction en affirmant que la solution actuelle compromet les objectifs qu’elle prétend servir. En somme, un projet qui se veut écologique mais qui, dans les faits, pourrait engendrer un désastre environnemental. La promesse de progrès technologique se heurte à la réalité d’un territoire en danger.
Ce qu’il faut retenir
Le rassemblement à Arles illustre une mobilisation citoyenne forte contre un projet controversé. Alors que la décarbonation est sur toutes les lèvres, les solutions proposées par les habitants et les élus montrent qu’il est possible de concilier progrès et respect de l’environnement. Reste à voir si les décideurs entendront cet appel à la sagesse.
Sources : Collectif THT 13-30, RTE, déclarations des élus.
