Au Niger, les tontines aident les familles à financer les dépenses de la rentrée scolaire
À la veille de la rentrée scolaire prévue le 1er octobre 2026 au Niger, des mères de famille s’appuient sur les tontines pour réunir de quoi payer les frais de scolarité, les fournitures et les tenues. Ces caisses communes leur permettent d’anticiper certaines dépenses alors que le coût de la vie pèse sur les ménages.
Une épargne collective mobilisée pour l’école
Dans les marchés et les boutiques de fournitures scolaires, les familles préparent la reprise des cours. Pour plusieurs mères interrogées par DW, les sommes versées dans une tontine puis récupérées à tour de rôle constituent une ressource pour faire face aux achats de la rentrée.
Amina Adamou, mère de plusieurs enfants, explique que l’argent reçu chaque semaine l’aide à acheter leurs fournitures et à contribuer aux dépenses du foyer. « La tontine m’aide beaucoup parce que j’arrive à épargner de l’argent », témoigne-t-elle.
Laouali Aïcha indique, elle, avoir déjà utilisé les fonds pour régler la scolarité de ses enfants. Elle prévoit désormais d’acheter leurs tenues. La tontine peut ainsi financer différents frais liés au retour en classe, et pas seulement les inscriptions.
Plus de 50 000 francs réunis
Halima Issa participe à plusieurs tontines hebdomadaires. Selon son témoignage, elle a récolté plus de 50 000 francs et a commencé les inscriptions la veille de la rentrée.
Les expériences rapportées montrent comment cette forme d’épargne solidaire aide certaines familles à répartir les dépenses scolaires. Les sommes réunies servent, selon les besoins évoqués, aux inscriptions, aux fournitures et aux vêtements. Le reportage ne précise toutefois pas le montant total des dépenses ni la part couverte par les tontines.
La rentrée 2026-2027 était prévue le jeudi 1er octobre sur l’ensemble du territoire nigérien, selon l’Agence Nigérienne de Presse. ()
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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