
Paris Police 1910 : La Face Cachée de la Belle Époque
En 1910, la France est plongée dans l’ère de la « presse à chantage », où les fake news deviennent un outil de vente incontournable. Cette réalité est au cœur de la troisième et ultime saison de Paris Police, la série de Fabien Nury, qui met en lumière les aspects les plus sombres de la Belle Époque.
La série se déroule à Paris, alors que le préfet de police, Louis Lépine, et le policier Antoine Jouin, désormais marqué par les événements, naviguent dans un monde empreint d’antisémitisme et de complots. L’intrigue débute avec un double meurtre au domicile d’une jeune femme, Pompe Funèbre, retrouvée vivante mais dans une situation troublante.
Cette saison met en avant la presse à sensation, incarnée par Monsieur La Bruyère, directeur du quotidien Le Matin, un personnage historique interprété par Micha Lescot. Selon Fabien Nury, La Bruyère est « un showrunner maléfique », un individu brillant mais déplorable, qui ne cherche qu’à vendre du papier en semant la division.
En 1910, la presse écrite atteint son apogée, avec 10 millions d’exemplaires de journaux circulant quotidiennement, pour une population de moins de 40 millions de Français. Nury établit un parallèle entre la puissance de cette presse et celle des médias contemporains, affirmant qu’elle est « commercialiste, sensationnaliste et cynique », contribuant à la fabrication de l’information autant qu’à sa diffusion.
La série Paris Police se termine chaque lundi soir sur Canal+, mettant en exergue une époque où la vérité est souvent reléguée au second plan au profit du sensationnel.
Source : Franceinfo





