« C’est un taiseux »… 22 ans après l’enlèvement et le meurtre de Jonathan en classe de mer, un criminel allemand jugé

Vingt-deux ans après l’enlèvement de Jonathan Coulom, un criminel allemand jugé à Nantes

Me Catherine Salsac, avocate en droit de la construction, se retrouve face à la cour d’assises de Nantes pour la première fois en vingt ans. Elle défend la famille de Jonathan Coulom, un enfant de 9 ans enlevé et tué en avril 2004, alors qu’il était en classe de mer à Saint-Brevin-les-Pins, en Loire-Atlantique. « Je ne les ai jamais laissés tomber, je leur avais dit qu’on irait au bout », a-t-elle déclaré à 20 Minutes.

Le procès de Martin Ney, le criminel allemand accusé du meurtre de Jonathan, a débuté ce mardi. Pour Virginie Lacombe, la mère de Jonathan, cette échéance est à la fois attendue et redoutée. Son avocate précise : « Ma cliente a passé une grande partie de sa vie dans l’attente de ce moment. »

L’affaire remonte à la nuit du 6 au 7 avril 2004, lorsque Jonathan disparaît du centre d’hébergement de Saint-Brevin-les-Pins. Un mois plus tard, son corps est retrouvé dans un plan d’eau à Guérande, à environ trente kilomètres du centre, nu, ligoté et lesté d’un parpaing. L’autopsie conclut à une mort par suffocation, sans pouvoir établir si des violences sexuelles ont été commises.

Les autorités allemandes ont rapidement signalé des similitudes entre ce cas et d’autres enlèvements d’enfants survenus en Allemagne entre 1992 et 2001. Martin Ney, identifié comme « l’homme en noir », a été interpellé en 2011 et a avoué plusieurs meurtres et agressions sexuelles. En 2012, il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Cependant, dans le cadre du dossier français, Ney n’a fait aucun aveu. Son avocate souligne qu’il est « très taiseux » et qu’il est possible qu’il n’avoue jamais le meurtre de Jonathan. Des témoignages, dont celui d’un agriculteur ayant aperçu un homme et une voiture immatriculée en Allemagne le soir des faits, constituent l’essentiel de l’accusation.

Virginie Lacombe sera présente durant les trois semaines de procès. Elle a exprimé son besoin de connaître la vérité, même si cela s’avère difficile. Le verdict est attendu le jeudi 4 juin.

Source : 20 Minutes

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