
Germany and Japan Test Hydrogen Future with BMW, Toyota Cars
Le mercredi 27 septembre, le ministre allemand des Transports, Patrick Schnieder, a visité l’usine de cellules à hydrogène de Toyota, arrivant à bord d’un BMW iX5 Hydrogen avant de repartir dans une Toyota Crown FCEV. Ce choix de véhicules n’était pas anodin, les deux modèles générant de l’électricité à partir d’hydrogène dans une pile à combustible.
Les constructeurs automobiles BMW et Toyota collaborent actuellement au développement de la troisième génération de cette technologie de propulsion. Trois employés de BMW ont été spécialement envoyés au Japon pour participer à ce projet. Les deux entreprises contribuent à la création de composants visant à développer une pile à hydrogène plus compacte et efficace. Une fois cette étape achevée, BMW produira cette technologie dans une usine autrichienne, tandis que Toyota fera de même sur un site de production japonais. BMW prévoit de lancer son premier modèle de série à hydrogène en 2028, et Toyota équipera ses deux modèles à hydrogène existants avec ce nouveau système.
Complexité des défis à relever
Patrick Schnieder a déclaré aux journalistes que « la coopération entre Toyota et BMW sur l’hydrogène est révolutionnaire pour le développement futur de cette technologie de propulsion. » Il a souligné la nécessité de préparer l’hydrogène pour sa production en série afin de réduire la dépendance aux batteries et aux combustibles fossiles, tout en construisant des chaînes d’approvisionnement plus larges. L’Allemagne et le Japon collaborent sur cette tâche complexe depuis le lancement de leur partenariat énergétique en 2019.
L’Allemagne s’attend à une augmentation significative de la demande d’hydrogène vert, produit à partir d’électricité renouvelable, d’ici 2030, mais ne pourra pas satisfaire cette demande, nécessitant ainsi d’importer de grandes quantités d’hydrogène.
Une capacité en expansion
Le Japon prévoit également d’augmenter sa capacité en hydrogène à douze millions de tonnes par an d’ici 2040. Le pays promeut également la production d’ammoniac comme vecteur de l’hydrogène et envisage de l’intégrer comme combustible transitoire dans les centrales thermiques conventionnelles.
L’hydrogène, encore une énergie de niche
La visite du ministre allemand au Japon a révélé que les deux pays sont encore loin de rendre l’hydrogène vert largement disponible, notamment dans un contexte industriel. Schnieder a visité le premier terminal mondial d’hydrogène liquide dans le port de Kobe, qui n’a jusqu’à présent été utilisé qu’à des fins de test. Il a également visité l’aéroport de Kansai à Osaka, où des bus et des chariots élévateurs fonctionnent à l’hydrogène, mais uniquement dans le cadre de projets pilotes.
L’Allemagne a déjà fait des avancées en matière de stations de ravitaillement en hydrogène, avec un investissement de 220 millions d’euros pour construire jusqu’à 40 stations dans le pays et mettre 400 camions à hydrogène sur la route. Daimler Truck a également commencé à exploiter la première station de ravitaillement en hydrogène liquide pour camions en Allemagne.
Conclusion
La collaboration entre l’Allemagne et le Japon sur l’hydrogène pourrait jouer un rôle clé dans la transition énergétique, bien que de nombreux défis restent à relever pour rendre cette technologie accessible à grande échelle.
Source : DW






