
La France prône une démarche de fermeté vis-à-vis de l’Algérie sans rompre le contact
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a déclaré ce mercredi 29 avril que la France peut « se faire respecter » par l’Algérie en adoptant une « démarche de fermeté » tout en maintenant le dialogue avec ce pays. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions soulevées par des propos récents d’Emmanuel Macron sur la relation franco-algérienne.
Bregeon a souligné lors du compte rendu du Conseil des ministres que « l’on peut avoir une démarche de fermeté vis-à-vis d’un État sans pour autant rentrer dans une politique de non-contact ». Elle a précisé que la politique de non-contact n’a pas été efficace pour résoudre certains enjeux, notamment en ce qui concerne la délivrance de laissez-passer consulaires par l’Algérie pour l’expulsion de ressortissants en situation irrégulière en France.
Elle a ajouté que « la politique de non-contact qui a été essayée n’a pas permis d’augmenter le nombre de laissez-passer consulaires délivrés par l’Algérie » et a noté que leur obtention s’était même arrêtée pendant plusieurs mois. Cette approche pragmatique, selon Bregeon, est celle que le président de la République souhaite promouvoir.
Emmanuel Macron a récemment adressé une critique aux partisans d’une ligne dure envers l’Algérie, en qualifiant de « mabouls » ceux qui souhaitent « se fâcher avec l’Algérie », ce qui a suscité des réactions, notamment de la part de Bruno Retailleau. Ce dernier, ancien ministre de l’Intérieur et candidat à l’élection présidentielle, a accusé Macron de « faire preuve de faiblesse » et d’être « dans une forme de dépendance » vis-à-vis de l’Algérie.
Cette situation souligne les défis diplomatiques auxquels la France est confrontée dans ses relations avec l’Algérie, un pays avec lequel elle partage une histoire complexe et des enjeux contemporains significatifs.
Source : Le Parisien






