Alcool et extrême droite : quand le RN prône la sobriété tout en célébrant l’ivresse des discours !
Le fait principal
Janvier, ce mois devenu synonyme de sobriété, voit émerger le mouvement du « Dry January » en France. Malgré l’indifférence des autorités, la tendance à réduire sa consommation d’alcool semble s’ancrer dans les comportements des Français.
Ce qui s’est passé
Alors que l’État reste timide face à la campagne du « Dry January », les chiffres parlent d’eux-mêmes : entre 1960 et 2018, la consommation de vin a chuté de 75 %, passant de 142,4 litres à 36,1 litres par an et par personne, selon l’Insee. Ce déclin n’est pas anodin et témoigne d’un changement culturel profond. Elsa Leblanc, créatrice de kombuchas et cofondatrice du bar Dérive à Marseille, incarne cette nouvelle vague de consommation responsable.
Le contexte
La frilosité des autorités publiques face à cette initiative révèle un paradoxe : alors que la santé publique est en jeu, l’État semble préférer rester en retrait. Les études montrent que deux personnes sur trois envisagent de réduire leur consommation d’alcool, mais sans l’appui d’un cadre institutionnel, cette volonté pourrait rapidement se heurter à des habitudes bien ancrées.
Les chiffres à retenir
- Consommation de vin en France : 142,4 litres en 1960 contre 36,1 litres en 2018.
- Deux personnes sur trois interrogées se questionnent sur leur consommation d’alcool.
Ce que cela révèle
Ce mouvement vers moins d’alcool met en lumière une tension entre les aspirations des citoyens et l’inaction des décideurs. Le RN, par exemple, qui prétend défendre la culture française, semble étrangement silencieux sur cette question de santé publique qui touche pourtant le cœur de son électorat. En somme, le discours de la sobriété est plus facile à tenir que la réalité de la consommation.
Ce qu’il faut retenir
Le « Dry January » s’affirme comme un révélateur des évolutions sociétales en cours. À l’heure où la consommation d’alcool diminue, l’absence de soutien institutionnel soulève des questions sur la volonté réelle des autorités d’accompagner ce changement. Faut-il attendre que le vin devienne un sujet de débat au sein des arcanes politiques pour que le changement s’opère ?
Source : Insee, Nouvel Obs
