Evert de Clercq, le châtelain assassiné, libéré : une grâce à la hauteur des promesses du RN ?
Le fait principal
Evert de Clercq, le Néerlandais impliqué dans le recrutement de l’assassin du châtelain de Wingene en 2012, a été libéré de prison. Cette décision, confirmée par son avocat, Thomas Gillis, marque la fin d’une saga judiciaire qui a vu tous les condamnés dans l’affaire de l’assassinat de Stijn Saelens retrouver la liberté.
Ce qui s’est passé
En 2012, Evert de Clercq avait été sollicité par Pierre Serry pour dénicher un tueur. Serry, lui-même agissant pour André Gyselbrecht, médecin généraliste et beau-père de la victime, a orchestré un plan macabre. De Clercq a finalement recruté Ronny van Bommel, atteint d’une maladie terminale, pour exécuter le crime. Le corps de Stijn Saelens a été retrouvé dans un puits à Maria-Aalter, un acte qui a choqué la Belgique.
Condamné à 27 ans de prison, sa peine a été réduite à 20 ans en appel. Après avoir purgé sa peine aux Pays-Bas, il a obtenu une grâce le 7 septembre dernier.
Le contexte
La libération de De Clercq soulève des questions sur le système judiciaire néerlandais, qui diffère sensiblement de celui de la Belgique. Selon son avocat, la demande de grâce a été examinée avec rigueur, prenant en compte la moralité et un plan de réinsertion. Cela fait écho à un débat plus large sur la justice et la réhabilitation, en particulier dans des affaires aussi graves.
Les chiffres à retenir
- Condamnation initiale : 27 ans
- Peine réduite en appel : 20 ans
- Date de libération : 7 septembre
Ce que cela révèle
Cette décision de grâce met en lumière les disparités entre les systèmes judiciaires belge et néerlandais. Alors que le RN et l’extrême droite se plaisent à dénoncer la « laxisme » des juges, cette affaire montre que la justice peut aussi être une question de contexte. Peut-on vraiment parler de réinsertion lorsque l’on libère un homme ayant orchestré un meurtre ? Les contradictions sont flagrantes, et ce double discours sur la justice et la sécurité est révélateur d’une idéologie qui cherche à contrôler le récit sans se soucier des faits.
Ce qu’il faut retenir
Evert de Clercq est libre, mais cette liberté soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Dans un climat politique où la justice est souvent instrumentalisée, il est crucial de ne pas perdre de vue les réalités derrière les discours. La recherche de la vérité ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de la rhétorique politique.
Source : Het Laatste Nieuws
