«Je suis addict aux réseaux sociaux, mais nous en bannir n’est pas la solution»: ce que pensent les adolescents des mesures pour les protéger en ligne

Je suis addict aux réseaux sociaux, mais les en bannir n’est pas la solution : ce que pensent les adolescents des mesures pour les protéger en ligne

Que pensent les jeunes des tentatives de régulation des réseaux sociaux ? Quelle est leur pratique en ligne ? Lors d’un événement récent à l’International School Lausanne (ISL), des adolescents ont eu l’occasion d’exprimer leurs opinions sur ce sujet. Le concours, intitulé « Procès de la Tech », organisé par l’Empowerment Foundation, a vu des jeunes simuler un procès autour d’un personnage fictif, Noah, 14 ans, accusé de voler pour financer son abonnement à une application addictive.

Les participants ont reconnu que les réseaux sociaux leur volent du temps. Augustin, 19 ans, a déclaré : « Je me considère comme addict aux réseaux sociaux. J’utilise principalement Instagram et Snapchat, durant une heure à une heure et demie par jour. » Il a également précisé qu’il avait réussi à éviter TikTok jusqu’à présent, mais que les limites de temps d’écran qu’il avait mises en place étaient faciles à contourner. Sur Instagram, il suffit de quelques clics pour prolonger son temps d’utilisation.

Selon une étude récente de l’INSEE, environ 80% des adolescents entre 12 et 17 ans utilisent les réseaux sociaux quotidiennement, ce qui souligne l’ampleur de la dépendance. Les jeunes interrogés se montrent conscients des effets négatifs des réseaux sociaux, mais expriment aussi des doutes quant à l’efficacité des mesures de régulation. Ils estiment que bannir ces plateformes ne résoudra pas le problème de l’addiction, mais qu’il est essentiel de trouver un équilibre entre utilisation et bien-être.

Cette prise de conscience parmi les jeunes pourrait influencer les discussions futures sur la régulation des réseaux sociaux et les stratégies à adopter pour protéger les utilisateurs tout en respectant leur autonomie.

Source : INSEE

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire