Accord commercial entre l’Union européenne et les Etats-Unis : la délégation française du groupe S&D refuse la capitulation de l’Europe

Accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis : la délégation française du groupe S&D s’oppose à sa mise en œuvre

La délégation française du groupe S&D au Parlement européen a voté contre deux propositions visant à mettre en œuvre l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis, connu sous le nom d’ »accord de Turnberry ». Les membres de cette délégation jugent cet accord inégal et injuste, affirmant qu’il est contraire aux intérêts de l’Europe. Selon eux, les États-Unis augmentent leurs droits de douane tandis que l’Europe les réduit, entraînant une ouverture unilatérale du marché européen.

Les critiques soulignent que cet accord menace l’industrie européenne, les États-Unis imposant des droits de douane de 50 % sur l’acier et l’aluminium, ainsi que de 15 % sur d’autres produits, alors que l’Europe abolit ses propres droits de douane sur 100 % des produits industriels américains. Ils estiment que cette situation est économiquement absurde, surtout dans un contexte où l’Europe fait face à la surcapacité industrielle chinoise.

Les opposants à l’accord qualifient également ce dernier d’illégitime et illégal, soulignant qu’il a été négocié sous pression et sans mandat de la Commission européenne. De plus, ils critiquent des concessions qu’ils jugent inacceptables, telles que l’achat de 750 milliards de dollars d’énergie américaine, principalement fossile, et la promesse de 600 milliards de dollars d’investissements dans l’économie américaine, alors que l’Europe fait face à un manque d’investissements sur son propre territoire.

Les critiques mettent en avant que cet accord est fragile et caduc, ayant déjà été violé par les États-Unis. Ils soulignent que la Cour suprême des États-Unis a jugé que l’ancien président Trump n’avait pas le pouvoir d’imposer les droits de douane prévus.

Enfin, la situation géopolitique actuelle, marquée par l’abandon de l’Ukraine face à la pression russe et les tensions au Moyen-Orient, est utilisée pour illustrer le rapport de force défavorable que représente cet accord. Les opposants affirment qu’accepter un tel accord envoie un message erroné, celui que l’intimidation est payante.

L’accord de Turnberry, déjà jugé inacceptable en août, est perçu comme encore plus problématique aujourd’hui. Les critiques insistent sur la nécessité pour l’Union européenne de défendre sa souveraineté, son industrie, ses objectifs climatiques et ses emplois, tout en évitant un désarmement commercial.

Source : Informations fournies par la délégation française du groupe S&D au Parlement européen.

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