Le groupe Accor, accusé par un fonds spéculatif, « dément fermement » être impliqué dans « la traite d’êtres humains ou d’enfants »

Accusations graves contre le groupe Accor : un fonds spéculatif dénonce la traite d’êtres humains

Le groupe Accor, géant hôtelier français, fait face à des accusations sérieuses de la part du fonds spéculatif Grizzly, qui l’accuse d’être impliqué dans la traite d’êtres humains, notamment d’enfants. Ce rapport, publié le 19 mars, a entraîné une chute significative de l’action d’Accor en Bourse.

Dans ce document, Grizzly affirme que « 18 hôtels Accor russes » auraient accepté d’accueillir des orphelins ukrainiens en vue de leur adoption par des familles russes. Le rapport précise que « plusieurs hôtels ont explicitement assuré à l’enquêteur qu’aucune information sensible n’était communiquée au siège français d’Accor ni à l’ambassade d’Ukraine ». Suite à la publication de ces allégations, l’action d’Accor a perdu 5,97 % jeudi, alors que le CAC 40 a reculé de 2,03 %, avant de se stabiliser à +0,58 % le lendemain.

Accor a réagi rapidement en publiant un communiqué où il « dément fermement toute implication dans l’exploitation systémique supposée liée à la traite d’êtres humains ou d’enfants ». Le groupe a annoncé qu’il menait une enquête interne approfondie pour vérifier les allégations de Grizzly, en faisant appel à un « cabinet externe » pour réaliser cette enquête. Les conclusions de cette investigation seront rendues publiques.

Grizzly va plus loin en déclarant que « les hôtels Accor dans plus de 20 pays ont accepté des réservations qui évoquaient explicitement l’exploitation et des abus sexuels sur enfants ». Selon la société, son équipe d’analystes, composée de comptables, d’économistes et d’ingénieurs, ainsi que ses enquêteurs privés en Chine, sont mobilisés pour corroborer ces accusations. Accor a précisé qu’il prendrait toutes les mesures appropriées si certaines de ces allégations devaient être confirmées.

Le rapport évoque également un lien présumé entre le PDG d’Accor, Sébastien Bazin, et Jeffrey Epstein, un criminel sexuel notoire. Grizzly cite un e-mail où un chef d’orchestre français mentionne un déjeuner avec Bazin. Cependant, aucune communication directe entre Bazin et Epstein n’a été trouvée dans les dossiers publiés par la justice américaine, selon une recherche de l’Agence France-Presse.

Le rapport de Grizzly fait également état de réservations de Jeffrey Epstein dans des hôtels Accor, ainsi que d’une formation à des masseuses dans un établissement racheté par le groupe. Il mentionne aussi un courriel d’Ed Epstein, journaliste, suggérant que le groupe pourrait contribuer à un règlement à l’amiable dans l’affaire Strauss-Kahn, qui avait éclaté dans un hôtel Accor à New York.

Ces accusations et leur impact sur l’image d’Accor soulèvent des interrogations sur la responsabilité des grandes entreprises dans la prévention de telles pratiques au sein de leurs établissements.

Source : Le Monde avec AFP

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