
Après la Hongrie, la Pologne se dote d’un satellite géostationnaire
La Pologne a récemment franchi une étape significative en signant un accord pour le développement de son premier satellite géostationnaire de télécommunications militaires. Cet accord a été conclu lors du sommet franco-polonais qui s’est tenu à Gdansk le 20 avril, impliquant Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space et la société polonaise RADMOR.
Ce satellite, qui sera placé à 36 000 kilomètres d’altitude, a pour objectif de fournir des communications sécurisées aux forces armées polonaises, offrant une protection contre les cyberattaques, le brouillage et les interférences. Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan Readiness 2030 de la Commission européenne, lancé en 2025, visant à renforcer les capacités de défense des États membres dans un contexte géopolitique instable.
Airbus apportera son expertise en matière de plateformes satellitaires, tandis que Thales Alenia Space fournira les technologies de communication militaire. RADMOR sera responsable de l’infrastructure au sol et de la cybersécurité. Selon Hervé Derrey, PDG de Thales Alenia Space, cette coopération vise à offrir une solution robuste et complète aux défis sécuritaires actuels.
La Pologne consacre actuellement près de 4,8 % de son PIB à la défense, ce qui en fait l’un des pays les plus engagés de l’OTAN à cet égard. Choisir des partenaires européens pour ce projet représente un changement stratégique, alors que la Pologne a historiquement privilégié l’armement américain. Ce choix reflète une volonté de réduire la dépendance à un seul partenaire, en particulier face aux menaces géopolitiques croissantes.
Source : Presse-citron





