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A7 : Le réseau russe de cryptomonnaie qui s’implante en Afrique
Un rapport du Center for Information Resilience révèle les efforts de la société russe A7 pour établir un réseau de paiement alternatif en Afrique, contournant les sanctions occidentales, notamment en excluant le système Swift.
Ce qui se passe réellement
Un rapport publié par le Center for Information Resilience met en lumière les démarches discrètes de la société russe de cryptomonnaie A7 pour créer un réseau de paiement alternatif en Afrique, et contourner les sanctions imposées par les États-Unis, le Royaume-Uni ou l’Europe avec l’exclusion du système de messagerie interbancaire Swift notamment. Cette enquête va plus loin, estimant que ces démarches sont directement appuyées par le Kremlin, pour intégrer A7 dans les opérations stratégiques et militaires du Kremlin en Afrique.
A7 est présenté comme un réseau de sociétés russes et internationales conçu pour faciliter le contournement massif des sanctions occidentales, en permettant la circulation des roubles à travers des solutions innovantes et de la cryptomonnaie. A7 est contrôlé par PSB, une banque d’État russe spécialisée dans le financement du secteur de la défense, et par Ilan Shor, homme d’affaires moldave – tous deux sous sanctions occidentales.
Depuis peu, A7 et ses dirigeants montrent un intérêt croissant pour l’Afrique. Le rapport mentionne une offre d’emploi publiée sur un site de recrutement russe, pour créer une entreprise liée à ce réseau et recruter un directeur pays pour le Togo. Des vidéos analysées par le Center for Information Resilience montrent que le réseau de paiement russe a ouvert des succursales au Nigeria et au Zimbabwe, un pays qui importe une part importante de ses engrais depuis la Russie. Le rapport évoque également des visites discrètes de délégations liées à A7, au Togo et à Madagascar en janvier 2026, dans un contexte « d’intensification de la coopération diplomatique et militaire entre la Russie et ces deux pays ».
Lors d’une conférence Afrique-Russie au Caire, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait décrit A7 comme la « première plateforme financière internationale » de la Russie.
Analyse des implications
Les démarches d’A7 soulignent une volonté stratégique de la Russie de renforcer sa présence en Afrique, en contournant les sanctions occidentales. Ce réseau pourrait faciliter des transactions financières cruciales pour des pays dépendants des importations russes, notamment dans le secteur agricole.
Pourquoi cela compte
L’impact économique de cette initiative pourrait être significatif, non seulement pour les pays africains impliqués, mais aussi pour les relations internationales, exacerbant les tensions entre la Russie et les nations occidentales. Cela pourrait également redéfinir les dynamiques de pouvoir en Afrique, où les influences géopolitiques sont en constante évolution.
Lecture satirique
La situation présente une ironie frappante : alors que les sanctions visent à isoler la Russie, celle-ci semble trouver des voies alternatives pour s’intégrer dans des marchés émergents, tout en jouant sur les failles du système international. Cela soulève des questions sur l’efficacité des sanctions et la capacité des pays à s’adapter à des réalités économiques changeantes.
Conséquences possibles
Si ces initiatives se poursuivent, nous pourrions assister à un renforcement des liens entre la Russie et certains pays africains, potentiellement au détriment des intérêts occidentaux. Les implications pourraient s’étendre au-delà de l’économie, influençant également les alliances militaires et diplomatiques.
Sources



