Le don de plasma s’invite à table à Tarbes. Des chefs pyrénéens cuisinent pour encourager les donneurs, alors que les deux tiers du plasma utilisé en France proviennent encore des États-Unis.
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Sur la table, six convives partagent un repas préparé aux petits oignons : velouté de courgettes au gingembre, suivi d’un croustillant de volaille confite aux carottes et au citron. Et en dessert : tiramisu aux fruits de la passion. Derrière les fourneaux, le chef Alexis Saint-Martin a pensé ce menu pour « avoir de bonnes sensations, quelque chose de frais. Sans gluten, sans lactose, qui peut être consommé par tout le monde ».

Ne vous y trompez pas. Nous ne sommes pas ici dans les hauteurs de Saint-Savin et du restaurant Le Viscos, mais bien dans une salle de la Maison du sang de Tarbes. Car, une nouvelle fois, l’Établissement français du sang de Tarbes propose une semaine avec des chefs pyrénéens venus préparer des collations pour celles et ceux venus donner leur sang. Une opération habituellement organisée une fois par an, mais revenue un peu plus rapidement pour attirer : « car les besoins sont importants », confie le Dr Marie-Christine Guehl, responsable des prélèvements à l’EFS de Tarbes.
Une urgence : le don de plasma
En particulier les dons de plasma, une partie de ce que l’on récolte déjà lors d’une prise de sang classique. Mais le don de plasma permet d’en récupérer un peu plus, entre 500 et 850 millilitres, contre 200 millilitres de plasma lors d’un prélèvement de sang classique. Un plasma bien utile pour les médicaments, notamment de malades chroniques, en particulier « ceux en déficit immunitaire ou avec des maladies neurologiques », déroule la spécialiste. Pourtant, deux tiers du plasma que l’on utilise pour les médicaments en France viennent des États-Unis.
Pour la première fois, Brigitte a donné son plasma, un don « un peu » plus long que d’habitude. Mais le repas du jour en vaut la chandelle, « et je n’aurai pas à me faire à manger » pour midi, sourit-elle. En tout cas, « si un jour on doit aller dans un restaurant, on ira chez vous ! » confirme-t-elle au chef. En face, Éric donne, lui, son plasma pour la seconde fois et apprécie ce repas, un peu plus que la collation habituelle : « C’est pas tous les jours ! »
« J’ai l’impression d’être un petit super-héros »
En tout, le chef a préparé un peu plus de 50 portions pour la journée, sans compter les membres de l’établissement qui sont mobilisés. Une évidence pour lui de faire partie de cette opération : « J’ai de la famille qui a besoin de produits sanguins. Quand je donne mon sang, j’ai l’impression d’être un petit super-héros, et je veux remercier tous ceux qui contribuent à cette belle chaîne de solidarité. »

Et toute la semaine, ce sont d’autres professionnels qui vont se succéder : Valérie Robert du traiteur Les Délices du Chat, Lucile Dubosc du traiteur Passion Créations et la boucherie-charcuterie-traiteur Maison Flament.
Une belle occasion de participer à l’effort collectif. La Maison du don espère attirer 375 nouveaux donneurs cette année, afin qu’ils viennent donner « dans l’idéal au moins une fois par saison », en particulier pour le plasma.
À Tarbes, le plasma se cuisine à la sauce gastronomique
Dans une salle de la Maison du sang, des chefs pyrénéens régalent les donneurs de plasma, alors que la France dépend encore à 66% du plasma américain. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
À Tarbes, le don de plasma prend des allures de banquet. Imaginez : un velouté de courgettes au gingembre, un croustillant de volaille confite, et un tiramisu aux fruits de la passion, le tout servi dans un cadre qui n’a rien à envier aux plus grands restaurants. Le chef Alexis Saint-Martin, en véritable maestro, concocte ce menu pour « avoir de bonnes sensations ». Mais derrière cette belle mise en scène, une question se pose : pourquoi la France, avec son savoir-faire culinaire, doit-elle encore dépendre des États-Unis pour deux tiers de son plasma ?
Ce qui se passe réellement
Pour attirer les donneurs, l’Établissement français du sang de Tarbes a décidé de faire appel à des chefs locaux pour préparer des repas savoureux. L’opération, habituellement annuelle, a été avancée en raison des « besoins importants », selon le Dr Marie-Christine Guehl. Le don de plasma, qui permet de récolter entre 500 et 850 millilitres, est crucial pour les malades chroniques. Mais, ironie du sort, la majorité de ce plasma provient d’outre-Atlantique.
Pourquoi cela dérange
Alors que des chefs cuisinent pour séduire les donneurs, la France se retrouve à mendier du plasma aux États-Unis. C’est un peu comme si l’on organisait un gala de charité pour financer des repas alors qu’on a un supermarché à portée de main. La dépendance à l’égard d’un pays qui, avouons-le, n’est pas exactement le modèle de la solidarité, soulève des questions sur nos priorités.
Ce que cela implique concrètement
Cette situation met en lumière l’absurdité d’un système qui valorise le don tout en étant incapable de subvenir à ses propres besoins. Les chefs cuisinent pour attirer 375 nouveaux donneurs, mais pourquoi ne pas investir dans des campagnes de sensibilisation plus efficaces ?
Lecture satirique
Le discours politique autour du don de plasma est rempli de promesses. On nous dit que chaque don compte, que chaque geste est un acte héroïque. Mais pendant ce temps, les responsables de la santé publique semblent ignorer que la France pourrait être autonome. Au lieu de cela, on préfère un banquet, une belle mise en scène, pour masquer une réalité bien moins glorieuse.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires de certains pays, où l’on préfère faire appel à l’extérieur plutôt que de résoudre les problèmes en interne. Les États-Unis, avec leur système de santé chaotique, deviennent ainsi le modèle à suivre, alors qu’ils devraient être un exemple à ne pas suivre.
À quoi s’attendre
Si la France continue sur cette voie, il est à craindre que les dons de plasma deviennent un événement festif, plutôt qu’une nécessité. La dépendance au plasma américain pourrait s’intensifier, et la solidarité nationale pourrait se réduire à un simple plat de résistance.
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