À Nîmes, la canicule estivale a contribué à faire baisser de 25 % les visites des monuments romains
À Nîmes, dans le Gard, la fréquentation des monuments romains a diminué de 25,2 % entre le 1er mai et le 17 septembre 2026 par rapport à la même période de 2025. Cette saison touristique s’est déroulée pendant un été marqué par plusieurs vagues de chaleur, tandis que les nuitées dans la ville ont légèrement progressé.
Un été exceptionnellement chaud
Météo-France a recensé trois vagues de chaleur au cours de l’été 2026, dont une du 28 juillet au 19 août. Le bilan de l’organisme qualifie cet été de plus chaud en France depuis 1900. Ces éléments donnent un contexte météorologique à la saison nîmoise, sans permettre à eux seuls d’attribuer la baisse des visites des monuments à la chaleur.
La Ville de Nîmes indique que certaines visites ont été programmées tôt le matin ou en soirée en juillet et août, afin d’éviter les heures les plus chaudes. Dans le même temps, la fréquentation des musées municipaux a augmenté de plus de 16 % et celle du Musée de la Romanité de 4,5 %.
Des nuitées en hausse, des hôtels inégalement remplis
Du 1er mai au 17 septembre, la ville a comptabilisé 742 600 nuitées touristiques, soit une hausse de 2,5 % sur un an, selon le bilan municipal. Les grands rendez-vous ont soutenu l’activité : l’adjoint au maire Laurent Mespoulet rapporte que les hôtels ont approché 90 % de remplissage en juillet, porté notamment par les ferias et le Festival de Nîmes. Le mois d’août aurait été plus difficile, avec des réservations moins prévisibles et un pouvoir d’achat contraint.
Les professionnels de l’hôtellerie évoquent aussi la concurrence des locations meublées. Céline Gaillard, représentante de l’UMIH du Gard, estime que l’offre Airbnb à Nîmes dépasse en capacité celle des hôtels. La fréquentation de ces logements n’étant pas chiffrée dans les données citées, leur rôle dans le recul hôtelier reste une appréciation professionnelle, et non une mesure statistique établie.
La municipalité envisage de renforcer l’encadrement des locations touristiques. Le bilan de la saison mêle ainsi des indicateurs contrastés : moins de visiteurs dans les monuments antiques, davantage de nuitées et une activité culturelle qui varie selon les lieux et les périodes.
Sources de vérification : Ville de Nîmes, bilan touristique 2026 ; Météo-France, bilan climatique de l’été 2026. Il s’agit d’un bilan rétrospectif : il ne décrit pas une vigilance météorologique en cours.
Source : France 3 Régions Occitanie – météo
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