À Carpentras, l’ivresse coûte cher : amende et 120 euros de transport, un luxe pour les fêtards !
Le fait principal
À partir du 1er octobre, les personnes arrêtées en état d’ébriété à Carpentras, dans le Vaucluse, devront s’acquitter de 120 euros pour le transport vers les cellules de dégrisement, en plus de l’amende de 150 euros pour ivresse sur la voie publique. Une me qui suscite d’intenses débats.
Ce qui s’est passé
Le maire de Carpentras, Hervé de Lépinau, membre du Rassemblement National (RN), justifie cette décision par le coût que cela représente pour la municipalité. L’an dernier, 84 personnes ont été raccompagnées aux frais de la collectivité, ce qui a visiblement fait pencher la balance. Selon lui, cette me s’appuie sur un article du Code de la santé publique. « Je ne fais en fait qu’appliquer la loi en fixant un tarif », a-t-il déclaré, en ajoutant que les frais de nettoyage des véhicules sont également à prendre en compte, car « une fois sur deux, la personne vomit dans la voiture ».
Le contexte
Cette décision intervient dans un climat où la problématique de l’alcoolisme et de la sécurité publique est de plus en plus débattue. Les critiques de l’opposition, notamment d’Olivia Adolphe Laroubi, élue divers gauche, soulignent que cette me pourrait frapper de manière disproportionnée les plus vulnérables. « Ce public-là a besoin de soins, d’accompagnement. On préconiserait plutôt de la prévention », a-t-elle suggéré, mettant en lumière une approche plus humaine face à un problème de santé publique.
Les chiffres à retenir
– 120 euros : frais de transport en cellule de dégrisement.- 150 euros : amende pour ivresse sur la voie publique.- 84 : nombre de personnes raccompagnées aux frais de la municipalité l’année précédente.
Ce que cela révèle
Derrière cette me se cache une volonté de faire payer les « fauteurs de troubles » tout en se drapant dans une apparente légalité. Le RN, qui prétend défendre les intérêts des Français, semble ici oublier que la santé publique nécessite un accompagnement, et non une sanction pécuniaire. En cherchant à faire porter le poids de l’ivresse sur les plus démunis, la mairie de Carpentras ouvre la porte à une forme de discrimination sociale, tout en prétendant agir dans l’intérêt de la collectivité.
Ce qu’il faut retenir
La décision du maire de Carpentras de facturer le transport des personnes ivres met en lumière une contradiction fondamentale : à l’heure où l’on prône la responsabilité individuelle, on oublie que certaines luttes, comme celle contre l’alcoolisme, nécessitent un soutien, et non des amendes. Une belle illustration de la politique du RN, qui préfère les chiffres aux êtres humains.
Sources : France 3, Code de la santé publique
