Iran et Israël ne savent pas ce qu’ils foutent, s’emporte Donald Trump
Iran-Israël : le jour où Trump a juré contre les ratés de son cessez-le-feu
Le fait principal
Donald Trump venait d’annoncer un cessez-le-feu. Quelques heures plus tard, il accusait les deux adversaires de le piétiner. Le 24 juin 2025, le président américain s’en est pris à Israël et à l’Iran, lançant qu’ils « ne savent pas ce qu’ils foutent ». Sa colère visait particulièrement son allié israélien, auquel il reprochait des bombardements après l’annonce de l’accord. La victoire diplomatique proclamée avait déjà besoin d’un dépannage. (marketscreener.com)
Une précision chronologique est indispensable : la page de Brut affiche une publication au 17/11/2025, mais les déclarations rapportées datent bien du 24 juin 2025. Cet article revient sur cet épisode, et non sur une nouvelle déclaration de novembre. (brut.media)
Ce qui s’est passé
Le 23 juin 2025 au soir, à Washington, Donald Trump annonce un cessez-le-feu présenté comme « complet et total ». Le lendemain, les accusations de violations s’accumulent. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, ordonne de nouvelles frappes sur Téhéran, invoquant des tirs de missiles iraniens. L’Iran dément avoir lancé ces missiles et accuse Israël d’avoir poursuivi ses attaques après l’heure prévue pour la trêve. Ce sont des versions adverses, pas des responsabilités indépendamment établies. (investing.com)
Devant les journalistes, Trump reproche surtout à Israël l’ampleur de sa réaction. Son évocation de bombardements sans précédent reste une appréciation présidentielle : elle ne constitue pas une me vérifiée du volume d’explosifs largués. (investing.com)
Plus tard, le président américain affirme que les avions israéliens vont rentrer. Le bureau de Benyamin Nétanyahou indique que des frappes plus importantes ont été abandonnées après un échange avec Trump. Dans la journée, Associated Press décrit une trêve qui semble tenir malgré ses débuts chaotiques. Parler d’un effondrement définitif du cessez-le-feu serait donc trompeur. (apnews.com)
Le contexte
Cette séquence suit l’offensive israélienne lancée le 13 juin 2025 contre l’Iran et les ripostes iraniennes. Israël présente son opération comme destinée à empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire ; l’Iran affirme que son programme est pacifique. (apnews.com)
Les États-Unis ne sont pas de simples spectateurs : le 22 juin, heure iranienne, ils frappent les installations nucléaires de Fordow, Natanz et Ispahan. Le lendemain, l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’AIEA, indique que les dommages souterrains à Fordow ne peuvent pas encore être complètement évalués, même si elle s’attend à des dégâts très importants. (iaea.org)
Le 24 juin, devant le Conseil de sécurité, Rosemary DiCarlo, responsable des affaires politiques de l’ONU, rappelle que la diplomatie, le dialogue et la vérification restent la meilleure voie pour garantir le caractère exclusivement pacifique du programme iranien. Moins spectaculaire qu’une salve de messages présidentiels. Mais autrement plus exigeant. (dppa.un.org)
Les chiffres à retenir
Ces repères concernent la séquence de juin 2025, et ne décrivent pas la situation actuelle.
- 12 jours d’affrontements : la durée évoquée par l’ONU le 24 juin, au moment du cessez-le-feu. (dppa.un.org)
- 3 sites nucléaires touchés par les frappes américaines du 22 juin : Fordow, Natanz et Ispahan. (iaea.org)
- 400 kg d’uranium enrichi à 60 % : le stock évoqué, en chiffre arrondi, par Rafael Grossi le 23 juin. Le directeur général de l’AIEA demandait que les inspecteurs puissent retourner sur les sites pour en vérifier la situation. Ce chiffre ne constitue pas un inventaire réalisé après les bombardements. (iaea.org)
Ce que cela révèle
L’analyse politique tient dans ce contraste : Washington participe aux frappes, puis exige l’arrêt des attaques. Cette succession n’empêche pas une médiation, mais elle interdit de présenter les États-Unis comme un arbitre extérieur au conflit. Trump passe du bombardement à la remontrance. Le costume change ; la responsabilité demeure. (iaea.org)
La colère présidentielle ne règle pas davantage le dossier nucléaire. L’AIEA souligne alors que l’établissement des faits exige des inspections. Détruire des installations et vérifier le devenir des matières nucléaires sont deux opérations différentes. Un communiqué triomphal ne remplace pas un inspecteur. (iaea.org)
Enfin, derrière la bataille des déclarations, il y a les populations. Le 24 juin, António Guterres appelle les deux pays à respecter pleinement la trêve et rappelle les souffrances déjà subies. La priorité de l’ONU est l’arrêt des combats, pas l’attribution du premier rôle dans la photographie diplomatique. (un.org)
Ce qu’il faut retenir
Le 24 juin 2025, Trump a publiquement réprimandé Israël et l’Iran pour des violations présumées du cessez-le-feu qu’il venait d’annoncer. La trêve a néanmoins semblé se stabiliser dans la journée. L’épisode illustre une distinction essentielle : annoncer l’arrêt d’une guerre n’est pas construire la paix. (investing.com)
