Microsoft corrige une faille de Defender, mais un chercheur révèle qu’elle reste exploitable.

Microsoft a récemment corrigé une faille de sécurité critique dans son logiciel Defender, mais un chercheur en cybersécurité a révélé que cette faille reste toujours exploitable. Les tensions entre ce chercheur anonyme et la société de Redmond semblent persister.
Lors de ses mises à jour de sécurité du Patch Tuesday de septembre 2026, Microsoft a corrigé près de 1000 failles de sécurité dans le code de Windows grâce à l’utilisation de l’IA générative. Ce chiffre représente un record pour l’entreprise, mais toutes les failles ont-elles été effectivement résolues ? Selon un chercheur en cybersécurité utilisant le pseudonyme Nightmare Eclipse, la réponse est négative. Ce dernier a identifié une nouvelle faille zero-day dans Defender, dénommée ShieldCrash.
Une faille supposément corrigée reste problématique
Le chercheur Nightmare Eclipse affirme que « Microsoft n’a pas correctement corrigé la faille ShieldBreak CVE-2026-69414 ». Cette faille, qui devait être résolue par Microsoft, représente toujours un risque. Nightmare Eclipse précise qu’il s’agit d’une escalade complète de privilèges, « pas seulement d’une lecture arbitraire de fichier ». En d’autres termes, cette vulnérabilité permet aux attaquants d’obtenir des privilèges système sur des appareils exécutant Windows 10, Windows 11 et Windows Server, même s’ils sont entièrement patchés, sans pour autant leur donner des accès en écriture aux systèmes compromis.
Nightmare Eclipse ajoute : « Dans certaines conditions, il est toujours possible de reproduire exactement le même problème causé par ShieldBreak. Bien que Microsoft ait corrigé plusieurs éléments pour empêcher la réexploitation de cette faille, une vulnérabilité subsiste ».
Des tensions croissantes entre le chercheur et Microsoft
En mai 2026, Microsoft a émis un message d’avertissement aux chercheurs en cybersécurité qui découvrent des failles sans en informer l’entreprise au préalable. La firme a déclaré : « Les détails de ces vulnérabilités n’ont pas été communiqués à Microsoft avant leur divulgation, et ces révélations exposent nos clients à des risques inutiles ». Elle a également précisé : « Les signalements non coordonnés qui mettent le code de démonstration de vulnérabilités non corrigées entre les mains de personnes malveillantes sont injustifiables et ont des conséquences bien réelles ».
En juin 2026, Microsoft a intensifié son discours : « Lorsqu’un individu enfreint la loi et s’engage dans des activités malveillantes causant un préjudice réel à nos clients, nous collaborerons avec les forces de l’ordre de manière appropriée ». Ces déclarations sont en partie liées aux travaux de Nightmare Eclipse, qui avait précédemment découvert la vulnérabilité YellowKey. Ce dernier a également affirmé que Microsoft avait supprimé son compte Microsoft Security Response Center (MSRC), qu’il utilisait pour signaler des vulnérabilités. La divulgation de cette nouvelle faille zero-day dans Defender par Nightmare Eclipse ne semble pas apaiser les tensions entre le chercheur et Microsoft.
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Source :Nightmare Eclipse
