Limitation de l’ingestion des PFAS : recommandations de l’Agence de protection de l’environnement.
Comment limiter l’ingestion des PFAS ?
Les substances per- et polyfluoroalkylées, connues sous le nom de PFAS, sont des composés chimiques omniprésents dans notre environnement. Découverts dans les années 1930, ces polluants, souvent qualifiés de « polluants éternels », sont utilisés pour leurs propriétés de résistance à l’eau, à la chaleur et aux graisses. Leur utilisation s’étend des emballages alimentaires aux produits de consommation courante, entraînant une contamination généralisée de l’environnement et de la chaîne alimentaire.
Contexte factuel
Les PFAS regroupent plusieurs milliers de substances. En 2023, une proposition européenne visait à restreindre environ 10 000 d’entre elles. Leur persistance dans l’environnement et leur capacité à s’accumuler dans l’organisme soulèvent des préoccupations en matière de santé publique. Des études ont établi des liens entre l’exposition aux PFAS et divers problèmes de santé, notamment des effets sur le système hormonal, la reproduction et le métabolisme.
Données ou statistiques
Actuellement, plusieurs pesticides, incluant 14 herbicides et 12 fongicides, contiennent des molécules de la famille des PFAS et sont toujours autorisés en France. En janvier 2026, des contrôles systématiques sur ces substances dans l’eau du robinet ont été mis en place, mais seulement 20 d’entre elles sont testées régulièrement.
Conséquence directe
Pour limiter l’exposition aux PFAS, il est recommandé de privilégier une alimentation biologique, de réduire l’utilisation de plastiques en cuisine, et d’éviter les aliments ultratransformés. Les systèmes de filtration d’eau, comme l’osmose inverse, montrent une efficacité variable contre les PFAS, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer pleinement leur impact.
Source : Santé Magazine
