Le gouvernement doit présenter ce lundi 26 octobre ses réponses à cinq semaines de mobilisation lycéenne et étudiante. Parcoursup, les capacités d’accueil à l’université, les remplacements d’enseignants et l’état des bâtiments figurent parmi les sujets en débat. Les annonces sont attendues en fin d’après-midi, après des échanges à Matignon entre Sébastien Lecornu et les organisations de jeunes.

Des réponses attendues après cinq semaines de crise

Les ministres de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, et de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, doivent présenter les conclusions du gouvernement lors d’une conférence de presse. La contestation avait débuté par des blocages d’établissements avant de s’inscrire dans un mouvement social plus large.
Une plateforme ouverte par le gouvernement le 5 octobre pour recueillir des contributions sur la crise lycéenne a enregistré environ 100 000 réponses avant sa clôture, vendredi. L’entourage du Premier ministre a expliqué que les annonces avaient été différées afin de prendre en compte les contributions recueillies.
Parcoursup est au cœur des discussions. Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’une refonte en profondeur de la plateforme. Sébastien Lecornu a, de son côté, annoncé un plan de réponses portant notamment sur la transparence du dispositif, le nombre d’enseignants, les effectifs par classe au lycée et l’état des bâtiments.
Les revendications portent aussi sur les moyens
Les demandes des organisations étudiantes et lycéennes dépassent la seule question de l’orientation. L’Union étudiante, la Fage, l’Unef et l’Union syndicale lycéenne réclament dix mesures qu’elles évaluent à 10 milliards d’euros. Elles comprennent notamment la fin de la sélection à l’université, la création de 250 000 places et une réforme des bourses.
Les présidents d’université mettent en garde contre l’idée que la suppression de Parcoursup suffirait à résoudre les difficultés. Selon eux, les tensions à l’entrée dans le supérieur tiennent aussi à la réduction des moyens. Le débat oppose ainsi les critiques visant l’outil d’orientation aux revendications portant sur les capacités d’accueil et les ressources des établissements.
D’autres annonces pourraient concerner le remplacement des professeurs absents et les heures d’enseignement. Selon une source au sein de l’exécutif citée par France 24, elles pourraient prendre la forme d’amendements au budget en cours d’examen. Des discussions avec les collectivités locales et les parlementaires sont également prévues, d’après l’entourage du Premier ministre.
Un mouvement social plus large
La mobilisation des jeunes s’inscrit dans un automne marqué par d’autres manifestations. Le 17 octobre, des rassemblements dans le pays ont été accompagnés de dégradations et de pillages en marge des cortèges. Le 24 octobre, plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté, selon les informations rapportées par France 24, lors d’une journée sans heurts majeurs.
L’exécutif doit aussi composer avec de nouvelles échéances sociales : une journée d’action des Gilets jaunes est annoncée pour le 31 octobre, puis une grève et des manifestations nationales à l’appel des syndicats de salariés le 5 novembre. Les marges de manœuvre du gouvernement restent limitées par son absence de majorité au Parlement et par des contraintes financières, alors que les revendications portent aussi sur le pouvoir d’achat.
Les annonces de ce lundi sont donc attendues à la fois comme une réponse aux revendications dans les lycées et les universités et comme une tentative d’apaiser un mouvement social plus vaste. Leur portée dépendra des mesures effectivement présentées et des suites qui leur seront données.
Source : France 24 – Infos, news & actualités – L'information internationale en direct (www.france24.com)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : FRANCE 24







