Plus de six ans après la mort de Cédric Chouviat, trois policiers doivent comparaître à partir du lundi 26 octobre 2026 devant le tribunal de Paris pour homicide involontaire. La tenue de l’audience reste toutefois incertaine : la défense a demandé son report. De leur côté, les avocats de la famille veulent contester la compétence du tribunal correctionnel, estimant que l’affaire relève d’une juridiction criminelle.

Un contrôle routier qui a dégénéré
Le 3 janvier 2020, Cédric Chouviat, livreur de 42 ans, circulait en scooter dans le VIIe arrondissement de Paris, son téléphone à la main, lorsqu’il a été contrôlé par quatre policiers.
L’échange s’est rapidement tendu. Plaqué au sol sur le ventre, alors qu’il portait encore son casque, le père de famille avait filmé une partie de son interpellation avec son téléphone. Il est mort après ce contrôle.
La qualification des faits contestée
Les trois policiers doivent être jugés pour homicide involontaire. La famille conteste cette qualification pénale : ses avocats entendent soutenir dès l’ouverture que le tribunal correctionnel n’est pas compétent, car ils considèrent que les faits sont de nature criminelle et devraient être examinés par une cour d’assises.
Deux questions se posent donc à l’ouverture prévue de l’audience : le procès se tiendra-t-il malgré la demande de report de la défense, et le tribunal examinera-t-il l’affaire sous la qualification retenue ou se déclarera-t-il incompétent ?
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
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