La contraction de la demande chinoise pèse sur les groupes européens du luxe, tandis que leurs résultats récents déçoivent les marchés. Selon le Financial Times, les six principales entreprises cotées du secteur ont perdu ensemble près de 251 milliards d’euros de capitalisation boursière cette année. LVMH et Hermès enregistrent les reculs les plus importants.

Les groupes français concentrent les plus fortes baisses
Les résultats publiés en octobre par LVMH, Hermès et Kering, propriétaire de Gucci, ont déçu les investisseurs, même après des prévisions déjà revues à la baisse. Pour le quotidien économique britannique, ces performances renforcent les craintes d’un ralentissement durable du secteur.
Parmi les six groupes concernés, qui comprennent aussi Richemont, Prada et Moncler, LVMH a vu sa capitalisation boursière diminuer de 131,6 milliards d’euros. Celle d’Hermès a reculé de 93,3 milliards, selon les chiffres rapportés par le Financial Times.
La demande chinoise reste faible
La Chine, qui a soutenu la croissance du luxe pendant plus d’une décennie, demeure un marché en difficulté. Le pays reste confronté à un marasme immobilier et le moral des ménages est en berne. Selon les données citées par le Financial Times, la progression mensuelle des ventes au détail n’a pas dépassé 0,5 % au cours des six derniers mois.
Chez LVMH, la clientèle chinoise a réduit ses achats dans la division mode et maroquinerie : les ventes y ont baissé de 10 à 15 %, a indiqué la directrice financière du groupe, Cécile Cabanis.
Le recul est plus marqué chez Kering. À l’échelle du groupe, les ventes en Chine ont diminué de 15 à 20 % au troisième trimestre. Hermès, jusqu’ici moins touché, a de son côté enregistré une baisse de 2 % du chiffre d’affaires de sa branche prêt-à-porter et accessoires.
Des signes de résistance dans certains segments
La baisse n’affecte pas tous les produits de la même manière. Chez Hermès, les ventes des sacs Birkin et d’autres modèles haut de gamme ont progressé de 10,8 %. La demande reste également forte pour certaines marques de joaillerie, dont Tiffany, qui appartient à LVMH, et Boucheron, propriété de Kering.
Les résultats et les reculs de capitalisation rapportés le 26 octobre illustrent les difficultés rencontrées par les grandes maisons européennes, alors que le retour de la demande chinoise pour le luxe se fait toujours attendre.
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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