Le tribunal de Brest a relaxé Maël de Calan, président divers droite du conseil départemental du Finistère, dans la procédure en diffamation engagée par le député insoumis Pierre-Yves Cadalen. Le jugement, rendu jeudi 22 octobre 2026, reconnaît toutefois que les propos de l’élu finistérien ont porté atteinte à l’honneur du député et relevaient de l’insulte.

Des propos tenus lors d’une émission locale
L’affaire porte sur des déclarations faites par Maël de Calan fin 2024, lors d’une émission diffusée sur la chaîne locale Tébéo. Il avait alors qualifié La France insoumise de « parti factieux, violent et antisémite » et déclaré penser que Pierre-Yves Cadalen était lui-même « factieux et antisémite ».
Le député de Brest avait porté plainte pour diffamation. Saisi du dossier, le tribunal a finalement prononcé la relaxe de Maël de Calan, tout en reconnaissant l’atteinte à l’honneur causée par ses propos.
La demande de 10 000 € rejetée
Le président du conseil départemental avait également demandé que Pierre-Yves Cadalen soit condamné à lui verser 10 000 € pour procédure abusive. Le tribunal a rejeté cette demande.
À la sortie de l’audience, le député a estimé que la reconnaissance du caractère injurieux des propos et de l’atteinte à son honneur constituait l’essentiel. Le jugement distingue ainsi la relaxe prononcée pour la procédure en diffamation de l’appréciation portée sur les propos tenus.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
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