Présenté le jeudi 22 octobre 2026, le parcours du Tour de France 2027 associe deux contre-la-montre individuels, un départ inédit à Édimbourg et deux étapes pyrénéennes susceptibles de peser lourd sur le classement général. Les organisateurs espèrent rapprocher les favoris, tandis que Tadej Pogacar visera une sixième victoire et que Remco Evenepoel pourrait profiter des 71 kilomètres contre la montre.

Deux chronos pour redistribuer les cartes

Les coureurs auront deux rendez-vous avec l’effort solitaire. La première épreuve, longue de 38 kilomètres, reliera Blois à Chambord lors de la 7e étape. La seconde, sur 33 kilomètres, se disputera autour de Toulouse à la 16e étape. Son parcours passera par le mur de Pech David, dont la pente atteint 20 %.
Avec 71 kilomètres au total, le Tour n’avait plus proposé autant de contre-la-montre depuis 2012. Ce format peut avantager Remco Evenepoel, quadruple champion du monde de la spécialité et deuxième de l’épreuve l’été précédent. Le Français Mathis Le Berre estime que le Belge aurait les moyens de tirer parti du tracé s’il retrouvait la même forme.
Le quadruple vainqueur du Tour Chris Froome considère que ces chronos pourraient resserrer les écarts entre les favoris, alors que Pogacar a récemment creusé des différences en montagne. Le directeur de l’épreuve, Christian Prudhomme, affirme toutefois que le parcours n’a été conçu ni pour un coureur ni contre un autre.
Paul Seixas pourrait également être à l’aise sur ce profil : il a terminé troisième des derniers Mondiaux du contre-la-montre, selon les éléments présentés lors de l’annonce. Son programme pour la saison à venir n’est pas encore connu. Après sa quatrième place au Tour précédent, à près de deux minutes du podium, une participation à la Grande Boucle reste une possibilité, mais pas une décision annoncée.
Deux journées pyrénéennes dans le final
Les Alpes compteront trois étapes de montagne, contre deux dans les Pyrénées. Mais c’est au pied des montagnes proches de la frontière espagnole que se profile l’un des principaux tests de l’édition. Le 22 juillet, entre Pau et Saint-Lary-Soulan, le parcours annoncé prévoit 160 kilomètres et 5 400 mètres de dénivelé positif.
Les coureurs devront franchir le Soulor, le Tourmalet et la Hourquette d’Ancizan avant l’ascension du col du Portet, à 2 215 mètres d’altitude, point culminant de cette édition. Froome voit dans cette étape, placée tard dans la course, un rendez-vous décisif. Mathis Le Berre souligne qu’une baisse de forme ou une maladie pourrait y coûter cher.
Le lendemain, l’étape entre Hasparren et Laruns traversera le Pays basque. Des cols aux pentes irrégulières sont prévus dans sa première partie, avant le Soudet et Marie-Blanque. Cette journée constituera, selon le parcours présenté, la dernière occasion de modifier le classement général.
Un départ britannique et Montmartre au programme
Le Tour s’élancera d’Édimbourg, avant de rejoindre Carlisle. La deuxième étape reliera Keswick à Liverpool, puis la troisième traversera le pays de Galles, de Welshpool à Cardiff. Elle comptera sept côtes, dont quatre aux fortes pentes. Le retour de la course au Royaume-Uni intervient treize ans après son précédent passage.
Chris Froome a rappelé l’accueil enthousiaste réservé au départ britannique de 2014. Mark Cavendish, présent à Paris pour la présentation, s’est lui aussi réjoui du passage prévu en Écosse, en Angleterre et au pays de Galles.
À Paris, Montmartre restera au programme de la dernière étape en 2027. Tim Merlier, sprinteur belge, aurait préféré une arrivée sans cette difficulté, mais estime qu’un sprint reste possible si les équipes concernées collaborent efficacement.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
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Auteur : Nicolas Camus







