À Haubourdin, des locaux associatifs pillés et vandalisés, 100 000 euros de dégâts
À Haubourdin, dans le Nord, plusieurs locaux associatifs du secteur de l’avenue de Beaupré ont été pillés et dégradés dans le contexte des tensions autour du lycée Beaupré. Les dégâts sont estimés à 100 000 euros par la Ville, selon franceinfo. Les associations touchées ne peuvent pas toutes reprendre leurs activités normalement.
Des locaux associatifs saccagés
Une vidéo tournée le mercredi 30 septembre montre un groupe forçant l’entrée du club de football du CG Haubourdin et emportant des produits dans le réfrigérateur. La présidente du club indique que du matériel a été détruit et que des objets ayant une valeur mémorielle — notamment des trophées et des maillots — ont disparu. Le club compte environ 400 licenciés.
Le club des seniors Beaupré a également été touché. D’après le reportage de franceinfo publié le samedi 3 octobre, du mobilier et des jeux ont été brûlés ou détruits. Le chauffage et le système d’alerte incendie ont aussi été endommagés, empêchant les adhérents de se retrouver dans leur local.
Des équipements et activités suspendus
La Ville d’Haubourdin avait annoncé dès le 30 septembre la fermeture temporaire de plusieurs équipements municipaux de l’avenue de Beaupré, dont des salles, des gymnases et la ludothèque. Dans son avis officiel, elle précise qu’aucune activité ne pourrait s’y tenir « dans les prochains jours ». Le don du sang prévu le jeudi 1er octobre et les Boucles Haubourdinoises du dimanche 4 octobre ont également été annulés.
Pour les habitants, les conséquences dépassent les réparations matérielles : les adhérents du club des seniors perdent temporairement un lieu de rendez-vous, tandis que les licenciés du club de football sont privés d’une partie de leurs équipements et de leurs souvenirs. Franceinfo rapporte par ailleurs que le lycée de Haubourdin devait rester fermé le lundi 5 octobre. Cette fermeture est une information rapportée par le média ; elle n’est pas détaillée dans l’avis municipal consulté.
Indemnisation et responsabilités : ce qui reste à établir
Le premier adjoint chargé de la sécurité évoque, dans le reportage, une prise en charge initiale par les assurances, puis l’intervention de la justice. Il estime que les parents pourraient éventuellement être amenés à payer, mais il s’agit d’une possibilité évoquée par l’élu, et non d’une décision judiciaire déjà prise.
À ce stade, les sources consultées ne précisent ni l’identité des personnes impliquées, ni l’état d’une éventuelle enquête ou procédure judiciaire. Le montant de 100 000 euros est l’estimation municipale rapportée par franceinfo ; le coût final des réparations et les modalités d’indemnisation restent à confirmer.
Source : franceinfo- Hauts-de-France ; Ville d’Haubourdin
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