À La Tour-du-Pin, le protoxyde d’azote réapparaît avec les beaux jours
À La Tour-du-Pin, un article du Dauphiné libéré daté du 10 avril 2026 évoque le retour du protoxyde d’azote avec les beaux jours. Relayée le 14 avril par l’association APEAS, cette information locale invite à rappeler les risques pour les adolescents et les jeunes adultes — sans, à elle seule, mer l’ampleur du phénomène dans la commune.
Un produit courant dont l’usage détourné n’est pas sans danger
Le protoxyde d’azote est notamment utilisé dans des cartouches alimentaires. Inhalé pour ses effets psychoactifs, il peut provoquer rapidement vertiges, désorientation, chutes ou perte de connaissance. Les consommations répétées, rapprochées ou en grande quantité sont associées à des complications graves, notamment neurologiques et cardiovasculaires. La brièveté des effets ne signifie pas que le produit est inoffensif, rappelle la Santé publique France.
Les données nationales donnent un repère, mais ne décrivent pas la situation à La Tour-du-Pin. Selon le Baromètre de Santé publique France, en 2022, 14 % des personnes âgées de 18 à 24 ans déclaraient avoir déjà expérimenté le protoxyde d’azote et plus de 3 % en avoir consommé au cours de l’année. Il s’agit de déclarations portant sur cette tranche d’âge, et non d’une estimation pour l’ensemble des adolescents ou des jeunes de la commune.
Ce que dit la loi
Depuis la loi du 1er juin 2021, vendre ou offrir du protoxyde d’azote à un mineur est interdit, quel que soit le conditionnement. La vente ou la distribution de produits spécifiquement destinés à faciliter son inhalation, comme les « crackers » et les ballons, est également interdite. Ces règles sont rappelées par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA).
Le signalement relayé par l’APEAS ne précise pas, dans le contenu disponible, combien de jeunes seraient concernés ni si une hausse locale a été mesurée. Il ne permet donc pas de conclure à une tendance pour toute la région. Pour les familles et les équipes éducatives, l’enjeu est de parler des risques sans banaliser l’usage ni tirer de conclusions sur un jeune à partir d’un seul indice.
Où demander de l’aide
Les moins de 25 ans et leur entourage peuvent s’adresser à une consultation jeunes consommateurs (CJC), qui propose un accueil gratuit et confidentiel, des conseils et, si besoin, une orientation. En cas de difficulté à contrôler ou à arrêter une consommation, un médecin ou une structure spécialisée en addictologie peut également accompagner la démarche.
Après une consommation, des difficultés à respirer, un malaise ou des troubles de la conscience nécessitent une aide urgente : appeler le 15 ou le 112. Pour obtenir des informations ou être orienté, Drogues info service est joignable au 0 800 23 13 13, appel anonyme et gratuit, tous les jours de 8 h à 2 h.
Source : Association APEAS – JEUDUFOULARD.com
Informations sanitaires et réglementaires : Santé publique France et MILDECA
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