Blé et orge : les génomes anciens éclairent la sélection de variétés face au réchauffement climatique
Les génomes anciens du blé et de l’orge pourraient aider à repérer des variétés capables de mieux s’adapter aux changements climatiques. En reconstituant des génomes d’ancêtres communs à plusieurs plantes cultivées, des chercheurs ont identifié des variantes génétiques conservées au fil de l’évolution et développé deux outils gratuits pour faciliter les comparaisons.()
Remonter aux ancêtres des plantes cultivées
Des équipes de l’Institut national de la recherche agronomique, de l’université Clermont Auvergne et du CNRS ont étudié les gènes de 84 espèces utilisées en agriculture. La comparaison leur a permis de reconstituer dix paléogénomes, c’est-à-dire des génomes anciens correspondant à des ancêtres communs de ces espèces.
Cette approche met en lumière des gènes qui ont traversé les étapes de l’évolution. Certains pourraient contribuer à l’adaptation des plantes à leur environnement, notamment en cas de sécheresse.
Des pistes pour le blé et l’orge
Les chercheurs ont porté une attention particulière au blé et à l’orge, domestiqués il y a plus de 10 000 ans dans le Croissant fertile, au Proche et au Moyen-Orient, avant de se diffuser en Europe. Ils ont comparé les informations génétiques de 1 420 variétés d’orge et de blés modernes et anciens.
Cette analyse a permis de repérer des variantes de gènes sélectionnées au cours de l’histoire des deux céréales. L’une d’elles est associée à leur capacité à s’adapter à différents climats. Les résultats offrent ainsi des pistes pour orienter la sélection de variétés potentiellement plus résistantes, sans garantir à eux seuls leur adaptation aux conditions futures.
Deux outils en accès libre
Les scientifiques ont développé deux outils gratuits pour comparer les informations génétiques. AGR permet de mettre en regard le matériel génétique de plantes modernes et celui de paléogénomes disparus. OrthoViewer est une base de données qui recense 1 142 gènes et présente leur rôle ainsi que leur intérêt pour l’agriculture, d’après des publications scientifiques.()
La méthode pourrait aussi être appliquée à d’autres plantes. Les recherches se poursuivent pour repérer des variantes génétiques pertinentes pour la culture du riz, du maïs et du sorgho. La publication de notre-environnement est datée du 2 octobre 2026.()
Source : notre-environnement (www.notre-environnement.gouv.fr)
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