Incendies et blessés lors de blocages de lycées, Lecornu réunit une cellule de crise
Les blocages de lycées se sont accompagnés de plusieurs incendies et incidents ce jeudi 1er octobre 2026. Des universités ont également rejoint le mouvement : selon l’Union étudiante, une trentaine de campus étaient bloqués dans la matinée. Sébastien Lecornu devait présider à 13 heures une cellule interministérielle de crise.
Des incidents signalés dans plusieurs villes
À Nantes, un incendie survenu pendant le blocage du lycée Nelson-Mandela a détruit le hall de l’établissement et s’est propagé sur sa façade avant d’être maîtrisé. La proviseure adjointe, Gaëlle Cordier, a évoqué un incendie volontaire, sans que son origine soit précisée.
À Marseille, un fourgon incendie des marins-pompiers a été pris à partie devant le lycée Saint-Exupéry, dans le 15e arrondissement, puis incendié, selon le bataillon. Un marin-pompier a été légèrement blessé. Plus de 40 interventions avaient été recensées dans la journée, principalement pour des feux près d’établissements scolaires. Un conducteur de bus a également été agressé.
Dans le Pas-de-Calais, à Auchel, le responsable d’un lycée professionnel a été touché à la tête par un tir de mortier et hospitalisé au centre hospitalier Béthune-Beuvry, rapporte La Voix du Nord.
Tramways interrompus à Strasbourg
La circulation des tramways a été suspendue à Strasbourg à la demande de l’État. Le préfet du Bas-Rhin, Amaury de Saint-Quentin, a indiqué que la me visait à limiter les déplacements des manifestants et des casseurs, alors que des dégradations étaient signalées devant plusieurs lycées.
Un arrêté préfectoral interdisait également jusqu’au vendredi la détention, le transport et l’utilisation de mortiers d’artifice, ainsi que le transport de carburant en bidon.
Le mouvement gagne les campus universitaires
Selon l’Union étudiante, une trentaine de campus étaient bloqués jeudi matin, notamment à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon 2, Reims, Poitiers et Nanterre. Le syndicat a qualifié la mobilisation d’« historique ». Il indique que les universités peuvent basculer leurs cours à distance lorsque les accès sont empêchés.
Les blocages de lycées avaient commencé tôt dans la matinée à Paris, Marseille, Nantes, Strasbourg, Toulouse et Rennes, selon les premières remontées policières. À Rennes, un attroupement empêchait l’accès à l’une des entrées du lycée Bréquigny. Les élèves mobilisés dénoncent notamment le manque de moyens humains et matériels, les horaires lourds et les remplacements d’enseignants non assurés.
Matignon a annoncé que Sébastien Lecornu présiderait une cellule interministérielle de crise au ministère de l’Intérieur à 13 heures, afin d’examiner la situation liée aux blocages.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
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Auteur : F.B. avec AFP
