Au Népal, les pluies diluviennes provoquent de nouveaux glissements de terrain meurtriers
De fortes pluies ont provoqué des inondations et des glissements de terrain dans le district de Manang, au nord du Népal, durant le week-end des 26 et 27 septembre 2026. Au 28 septembre, les autorités faisaient état de victimes et de disparus dans plusieurs régions du pays, tandis que les secours poursuivaient leurs recherches après une avalanche distincte sur le mont Himlung.
Ce qui s’est passé
Près de Chame, dans la province de Manang, des pluies intenses ont entraîné des crues et des mouvements de terrain. Des maisons et des infrastructures ont été touchées, et des routes ont été coupées dans plusieurs secteurs montagneux. Les autorités locales attribuent ces dégâts aux fortes précipitations, selon les informations rapportées le 28 septembre.
Les bilans doivent être distingués : l’agence népalaise de gestion des catastrophes a recensé 21 morts et cinq disparus dans différentes parties du pays entre le 24 et le 27 septembre. À cela s’ajoute l’avalanche survenue au mont Himlung, dans le district de Manang : le 28 septembre, quatre morts et douze disparus y étaient signalés. Ces chiffres, encore provisoires, ne correspondent donc pas tous aux glissements de terrain près de Chame.
Les zones concernées
Le district de Manang, dans l’Himalaya central, est particulièrement exposé aux crues soudaines et aux glissements de terrain : les vallées encaissées concentrent les écoulements, tandis que les routes et les habitations peuvent se trouver au pied de versants abrupts. Les pluies ont également perturbé la circulation dans d’autres districts népalais. Le 28 septembre, Radio Nepal rapportait des routes affectées par les précipitations dans plusieurs provinces.
Le pays se remettait encore des inondations meurtrières du 26 août. Dans son bilan couvrant la période du 4 au 9 septembre, l’UNFPA faisait état de 1 367 morts confirmés et de 5 326 personnes toujours introuvables. Ce bilan est daté et ne doit pas être confondu avec celui des intempéries de septembre. Le rapport de situation de l’UNFPA précise également la période à laquelle se rapportent ces chiffres.
Pourquoi les pentes deviennent plus instables
Les pluies abondantes peuvent saturer les sols, accroître le ruissellement et fragiliser des terrains déjà instables. En haute montagne, le réchauffement agit aussi sur les glaciers et le pergélisol, le sol qui reste gelé durablement et contribue à maintenir certaines pentes. Le glaciologue Jean-Baptiste Bosson souligne que ces évolutions peuvent favoriser l’érosion et les mouvements de terrain.
Le GIEC indique que le recul des glaciers et le dégel du pergélisol peuvent réduire la stabilité des versants en montagne. Cela aide à comprendre l’évolution des risques à long terme, mais ne suffit pas à attribuer un événement particulier au changement climatique : les pluies, la géologie et l’état local des pentes comptent aussi. Le rapport du GIEC sur les hautes montagnes rappelle ces facteurs et les incertitudes associées.
Vigilance et précautions à connaître
Le reportage ne précise pas de niveau de vigilance officiel applicable à l’ensemble du Népal. Les bilans rapportés sont des observations après les événements, et non une prévision. Dans les secteurs touchés, il est prudent de suivre les consignes des autorités locales, d’éviter les berges et les pentes instables et de ne pas s’engager sur une route inondée ou coupée. Les recherches de survivants se poursuivaient au 28 septembre.
Source : franceinfo- Inondations et crues
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