Emmanuel Macron entame à Madrid une visite d’État axée sur les convergences franco-espagnoles
Emmanuel Macron entame mardi 29 septembre une visite d’État de deux jours en Espagne, avec l’objectif affiché de donner davantage de poids aux relations entre Paris et Madrid. Au programme : une séquence protocolaire à Madrid, des échanges avec des étudiants, puis un forum économique et une rencontre avec le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez. ()
Une première journée largement consacrée au protocole
Le président français et son épouse, Brigitte Macron, doivent être accueillis à la mi-journée par le roi Felipe VI et la reine Letizia au palais royal. Un déjeuner est ensuite prévu au palais de la Zarzuela, résidence madrilène du couple royal, avant un échange entre Emmanuel Macron et des étudiants de l’Université Complutense.
La discussion universitaire portera sur la protection des démocraties et de la jeunesse à l’ère des réseaux sociaux, selon la présidence française. Emmanuel Macron souhaite interdire ces plateformes aux moins de 15 ans. Pedro Sánchez défend un objectif similaire, avec une limite d’âge fixée à 16 ans. La journée doit se terminer par un dîner de gala au palais royal.
Économie et diplomatie au programme mercredi
Mercredi, les enjeux économiques et politiques prendront une place plus importante. Emmanuel Macron et Felipe VI doivent ouvrir un forum économique franco-espagnol réunissant des chefs d’entreprise. Le président français s’entretiendra ensuite avec Pedro Sánchez au palais de la Moncloa, avant une conférence de presse commune.
Il s’agit de la première visite d’État d’un président français en Espagne depuis celle de Nicolas Sarkozy, en 2009. L’Élysée présente ce déplacement comme l’occasion de « rehausser » les relations entre les deux pays et de mettre en avant leurs convergences, notamment sur l’agenda européen et l’idée d’une souveraineté accrue du continent.
Des convergences malgré une relation peu intime
Emmanuel Macron et Pedro Sánchez, respectivement au pouvoir depuis 2017 et 2018, partagent un positionnement pro-européen, mais n’ont jamais affiché de proximité particulière. Ils se sont retrouvés récemment sur la reconnaissance d’un État palestinien et leur opposition à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. En France, une partie de la gauche reproche toutefois au président de ne pas adopter une position aussi ferme que celle du dirigeant espagnol.
La France et l’Espagne ont signé en 2023, à Barcelone, un traité d’amitié destiné à renforcer leurs relations bilatérales. Sa ratification parlementaire espagnole était bloquée par l’opposition de droite. Selon les éléments rapportés par la présidence française, la justice espagnole a estimé la semaine précédant la visite que la disposition contestée était constitutionnelle. Paris souhaite désormais que la procédure de ratification aboutisse.
La visite se déroule alors que Pedro Sánchez est fragilisé par des affaires judiciaires visant notamment son épouse, tandis que l’Espagne est confrontée à une crise du logement. Le gouvernement espagnol a également été secoué durant l’été par l’afflux de migrants à Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord. La France avait alors apporté son soutien à Madrid.
Source : France 24 – Infos, news & actualités – L'information internationale en direct (www.france24.com)
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Auteur : FRANCE 24
