Les Thermes de Trajan restaurés : un retour à la culture pendant que l’extrême droite déraille.
Le fait principal
À partir du week-end des 12 et 13 septembre 2026, Rome ouvrira les portes de son nouveau musée des thermes de Trajan, dévoilant la plus grande fresque et la plus grande mosaïque de l’époque romaine jamais mises au jour.
Ce qui s’est passé
Le maire de Rome, Roberto Gualtieri, a annoncé cette inauguration à Colle Oppio, marquant la fin des travaux de restauration de la grande exèdre et de la galerie souterraine. Ce projet fait partie du programme PNRR — Caput Mundi et présente deux œuvres inédites : la mosaïque « Della Musa e del Filosofo » et la fresque « Città Dipinta ». Gualtieri les décrit comme un unicum, témoignant d’une riche stratification historique allant de l’époque néronienne-flavienne à celle de Trajan.
Le contexte
Les thermes de Trajan, conçus par Apollodore de Damas et inaugurés en 109 apr. J.-C., s’étendaient sur environ 60 000 mètres carrés. Le complexe intégrait des espaces thermaux, des portiques et des lieux de loisirs, tout en conservant des structures antérieures comme la Domus Aurea. La fresque « Città Dipinta », mise au jour en 1998, offre une vue aérienne d’une ville du Ier siècle, tandis que la mosaïque « Della Musa e del Filosofo » représente un port romain, dont l’importance artistique est reconnue.
Les chiffres à retenir
- 60 000 mètres carrés : superficie des thermes de Trajan.
- 10 mètres carrés : taille de la fresque « Città Dipinta ».
- 5 mètres : hauteur de la partie visible de la mosaïque restaurée.
- 12 mètres : hauteur originale estimée des murs de la mosaïque.
- 15 personnes : maximum de visiteurs autorisés par créneau lors des premières visites.
- 6 créneaux : nombre de visites par jour, à partir du 2 octobre.
Ce que cela révèle
Ce projet de restauration, bien qu’impressionnant, soulève des questions sur l’accessibilité du patrimoine culturel. Les visites, limitées à de petits groupes, semblent davantage conçues pour préserver l’œuvre que pour démocratiser son accès. Parallèlement, la mise en avant de ces trésors archéologiques pourrait servir à masquer les défis contemporains auxquels Rome fait face, notamment la gestion de l’immigration et les tensions sociales. En effet, pendant que certains admirent l’art ancien, d’autres luttent pour leur place dans une ville où le passé semble parfois plus valorisé que le présent.
Ce qu’il faut retenir
La réouverture des thermes de Trajan, avec ses œuvres d’art exceptionnelles, est un événement marquant pour Rome. Cependant, derrière le faste de la restauration, se cache une réalité plus complexe, où l’accès à la culture et le dialogue social demeurent des enjeux cruciaux.
Source : Euronews
