
Le 1er-Mai n’appartient à personne : un an après les incidents, les socialistes reviennent dans les cortèges
Un an après avoir été pris à partie lors des manifestations du 1er-Mai 2025 à Paris, les socialistes participent à nouveau aux cortèges traditionnels qui se dérouleront sur tout le territoire français. Environ 300 manifestations sont prévues, avec une mobilisation parisienne qui s’élancera de la place de la République à 14 heures, où environ 30 000 manifestants sont attendus.
L’année dernière, l’atmosphère festive des cortèges avait été perturbée par des incidents violents, notamment au stand des socialistes, où des militants et élus avaient été confrontés à des manifestants cagoulés. Le député Jérôme Guedj avait été exfiltré par les forces de l’ordre après avoir subi des invectives, dont certaines à caractère antisémite. Les manifestants avaient scandé : « Tout le monde déteste le PS », qualifiant les socialistes de « traîtres ». Ces événements avaient suscité des tensions au sein des forces de gauche.
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, avait déclaré que les violences n’étaient pas les bienvenues dans ces cortèges. Un an plus tard, Romain Eskenazi, porte-parole des députés socialistes, a affirmé que la présence des socialistes est essentielle, soulignant que « ce n’est pas parce qu’il y a un petit groupe d’abrutis qui n’ont rien compris au 1er-Mai qu’on va bouder cette journée de mobilisation ». Il a également noté que les syndicats et les partis de gauche ont leur place dans ces manifestations, surtout face à des tentatives de remise en cause des acquis historiques par la droite et les macronistes.
À l’approche de l’élection présidentielle, les forces de gauche se regroupent, bien que des tensions subsistent. Mélanie Thomin, porte-parole des députés socialistes, a rappelé que le 1er-Mai est un jour pour les travailleurs, et non pour exprimer des rivalités politiques. Romain Eskenazi a, quant à lui, critiqué ceux qui cherchent à exacerber les divisions, affirmant que le qualificatif de traître est « extrêmement violent » et que « le 1er-Mai n’appartient à personne ».
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a également exprimé des préoccupations concernant la sécurité, alertant les préfets sur les risques de troubles à l’ordre public lors des manifestations. Il a demandé une réponse ferme et dissuasive en cas d’infractions constatées.
Source : LCP.






