
170 emplois et 18 millions d’euros de retombées économiques : comment cette petite plage est devenue l’eldorado des sports de glisse
Depuis près de 30 ans, Leucate s’impose comme la destination incontournable des passionnés de sports de glisse. Le Mondial du Vent 2026 a de nouveau accueilli les championnats du monde, malgré les aléas climatiques. Cette économie du vent génère plus de 170 emplois directs et indirects et rapporte environ 18 millions d’euros par an.
La plage de La Franqui à Leucate, dans l’Aude, a récemment été le théâtre du Mondial du Vent. Parmi les compétiteurs, Maé Haas, 21 ans, se distingue dans la discipline émergente du parawing. Sa famille est venue en nombre pour la soutenir lors de cette première Coupe du monde, qui n’existe que depuis moins d’un an. Les campings, écoles de voile et restaurants de la région profitent d’une affluence record, illustrant l’impact économique des sports de glisse sur le territoire.
Le parawing représente l’évolution rapide des sports nautiques. Maé Haas explique : « Nous sommes constamment à la recherche de liberté sur l’eau. Le parawing permet de remonter avec la voile et de descendre en la rangeant, offrant une sensation de totale liberté. »
Le Mondial du Vent a transformé Leucate en une vitrine sportive de haut niveau. Les disciplines telles que le windsurf, le kitesurf et le wingfoil y ont trouvé leur place. En 29 éditions, le foil a revitalisé le windsurf et favorisé l’émergence de nouvelles pratiques.
Les retombées économiques sont significatives. Leucate abrite 12 écoles de voile, de nombreuses boutiques spécialisées et des ateliers de voilerie. Céline Cabal, première adjointe à la mairie, souligne : « Nous avons créé des écoles et des magasins. La clientèle investit dans son matériel et consomme localement, engageant ainsi toute une filière. »
Les chiffres sont éloquents : plus de 170 emplois directs et indirects, et environ 18 millions d’euros de retombées économiques par an. Les établissements d’hébergement, tels que les campings, sont les premiers bénéficiaires. Jean-Yves Challies, directeur général d’un groupe d’hôtellerie de plein air, estime que « 40 à 50% des clients viennent pour pratiquer des sports de glisse. »
Maé Haas, en plus de se consacrer au parawing, poursuit des études en ingénierie civile, se spécialisant dans la conception de prothèses et d’exosquelettes. Elle constate une convergence entre sa passion et ses études.
Son petit frère Hugo, âgé de 10 ans, observe avec admiration les voiles colorées sur l’eau. L’avenir des sports de glisse à Leucate semble assuré, alors que la 29e édition du Mondial du Vent vient de se conclure.
Source : France 3 Occitanie



